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    Europe

    Assassinat de Jo Cox au Royaume-Uni: le portrait du tueur se précise

    media Anonymes et responsables politiques locaux rendent hommage à la députée assassinée jeudi, Jo Cox, dans sa circonscription de Birstall, près de Leeds, dans le nord de l'Angleterre, vendredi 17 juin 2016. REUTERS/Phil Noble

    La Grande-Bretagne est sous le choc depuis hier, jeudi 16 juin, depuis que Jo Cox, une députée travailliste pro-européenne, a été tuée à Birstall dans le nord de l'Angleterre. La jeune femme a été poignardée par un homme peut-être proche de l'extrême-droite, qui aurait crié «Britain First», «le Royaume-Uni d'abord», au moment de commettre son meurtre. Ce drame intervient à une semaine du référendum sur le Brexit, sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne. La campagne a été suspendue.

    « Elle croyait en un monde meilleur et elle se battait pour cela tous les jours ». L’hommage de Brendan Cox, le mari de la députée travailliste est en Une des principaux journaux ce vendredi, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. Le choc est immense à travers le pays, plusieurs veillées ont eu lieu jeudi soir et les collègues de Jo Cox ont unanimement salué l’impact du travail déjà accompli par l’élue, un an à peine après son entrée au Parlement.

    « On a trois siècles de tradition parlementaire, les députés vont tous les week-ends dans leurs circonscription, les gens vont dans leurs permanences, on parle dans la rue… sans aucune menace ni violence ! Là, tuer une jeune femme, une jeune mère qui vient de commencer une carrière [politique] qui s’annonce rayonnante, la tuer comme un boucher tue un cochon, c’est un choc total ! », s'indigne l'ancien député travailliste et ministre chargé des Affaires européennes, Denis MacShane, interrogé par RFI.

    Jo Cox, qui avait travaillé pour Oxfam, menait une campagne passionnée en faveur de l’accueil au Royaume-Uni des réfugiés syriens, et son mari comme Jeremy Corbyn, le chef du Labour, ont fait allusion à la motivation possible de son meurtrier, en évoquant la nécessité de lutter contre la haine pernicieuse…

    Un homme fragile selon sa famille

    La police refuse d’en dire plus à ce stade de son enquête et continue à interroger le meurtrier présumé, un homme de 52 ans arrêté peu après l'agression. Ses voisins évoquent Thomas Mair, c'est son nom, comme un homme discret, poli, mais solitaire et plutôt taiseux. Son frère qui vit dans la même localité a expliqué qu’il n’avait jamais eu d’emploi à plein temps et qu’il souffrait de problèmes mentaux depuis de nombreuses années. Habitant dans le même logement social depuis 40 ans, Thomas Mair vivait seul depuis la mort de sa grand-mère il y a 20 ans et faisait du bénévolat dans une école d’enfants handicapés. En 2010 il avait fait partie d’une association de jardinage affirmant à l’époque à un journal local que cela valait toutes les psychothérapies qu’il avait suivies.

    Des motivations politiques ?

    Concernant ses possibles motivations, elles restent encore mystérieuses et les informations sont contradictoires : tandis que ses proches ont assuré à la presse que Thomas Mair n’était pas politisé, violent ou raciste, un groupe américain de défense des droits civiques a de son côté affirmé que l’homme était « un partisan dévoué » d’un groupe néo-nazi basé aux Etats Unis. Jeudi des témoins ont dit l’avoir entendu crier « Britain First » : ces mots, qui signifient « la Grande-Bretagne d’abord », sont aussi le nom d’un mouvement créé par d’anciens membres du parti d’extrême droite la Ligue de défense anglaise. Mais on ignore si l’homme a pu vouloir s’en prendre à Jo Cox parce qu’elle défendait activement la cause des réfugiés syriens ou pour ses convictions pro-européennes à quelques jours du référendum sur un Brexit...

    En attendant, le référendum sur le Brexit est en suspens et personne ne sait quand la classe politique sera prête à reprendre la campagne pour ce vote si décisif prévu dans quelques jours à peine. « On a suspendu la campagne contre le Brexit pour tenter de comprendre d’où vient cette haine contre les élus chez nous ! », concluait sur RFI Denis MacShane.

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