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    Europe

    Royaume-Uni: Nicola Sturgeon, opposée au «Brexit» pour le bien de l'Ecosse

    media Nicola Sturgeon, leader du Parti national écossais, Première ministre écossaise, le 6 mai 2016 à Édimbourg. Andy Buchanan / AFP

    (1/5) A quelques jours du référendum sur le « Brexit », tour d'horizon des personnalités et discours qui ont marqué la campagne. Ce samedi 18 juin 2016 : Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise. Le débat sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE a divisé les partis politiques, la société britannique, mais aussi ses quatre nations constitutives. Mme Sturgeon défend par exemple le maintien dans l'Union européenne. Pour les mêmes raisons que les anti-Brexit anglais ?

    Le référendum britannique peut-il entraîner un éclatement du royaume ? Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise, campe fermement dans le camp des anti-Brexit, mais elle défie aussi David Cameron, qualifiant sa campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’UE de « misérable campagne basée sur la peur ».

    La chef des nationalistes écossais plaide aussi pour que le vote des Gallois, Nord-Irlandais et Ecossais soit pris en compte différemment. « Le Royaume-Uni n’est pas un Etat unitaire, c’est un Etat avec plusieurs nations », rappelle-t-elle.

    Et d'argumenter : « Pendant le débat sur l’indépendance de l’Ecosse, on nous a dit que chaque nation devait avoir une voix égale et devait être entendue. Si c’est vrai, il est sûrement anormal que l’Ecosse, le pays de Galles ou l’Irlande du Nord se retrouvent exclus de l’Union européenne, même s’ils auront voté pour rester, simplement parce que les Anglais sont plus nombreux qu’eux. »

    En 2014, lors d'un référendum déjà, les Ecossais se sont prononcés en faveur du maintien de leur entité administrative au sein du Royaume-Uni. Mais si ce dernier sort de l'Union européenne, Nicola Sturgeon l’a promis, elle organisera un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse.

    « Ce serait fondamentalement anti-démocratique que l’Ecosse se retrouve en dehors de l’Union européenne, si nous avons voté pour rester dans l’Union européenne lors du référendum », estime-t-elle.

    → À relire : Au Royaume-Uni, le référendum de 1975 éclaire-t-il celui du 23 juin ?

    Concrètement, les fonds de l'UE, dans les années 1980 et 1990, nous ont permis ici à Glasgow de développer une grande partie de notre infrastructure. Sans cet argent, nous n'aurions pas pu investir dans les écoles, les lycées, les universités. Il y a de nombreux autres exemples de partenariat avec l'UE, qui nous ont permis de construire des routes et des autoroutes...

    Frank McAveety, maire de Glasgow en Ecosse, donne ses propres explications au choix du maintien 18/06/2016 - par Jelena Tomic Écouter

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