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    Europe

    L'Ecosse et l'Irlande du Nord «victimes» du Brexit

    media Les Ecossais avaient voté massivement en faveur du maintien dans l'UE, le résultat final en a décidé autrement. ADRIAN DENNIS / AFP

    La déception est grande en Ecosse, où les électeurs se sont exprimés à 62% en faveur d'un maintien au sein de l'Union européenne. L'idée d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, moins de deux ans après un premier rejet, refait son apparition de plus belle. L'amertume est grande également en Irlande du Nord, qui a elle aussi voté en faveur du «in». Du côté de Belfast, on se prête à envisager là encore un référendum, d'un autre genre.

    Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix, et notre envoyée spéciale à Edimbourg (Ecosse),  Anastasia Becchio

    La très europhile Ecosse, qui a soutenu le maintien à 62%, a d'ores et déjà prévenu par la voix de Nicola Sturgeon qu'elle pourrait prendre le large. La Première ministre écossaise et dirigeante du parti indépendantiste SNP a confirmé que l'option d'un second référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, Indyref, était à nouveau sur la table et hautement probable.

    En attendant, les rues d'Edimbourg sont pavées de désillusion. Dans les kiosques, la une du Scotsman, le grand quotidien, s'affiche encore, mais elle n'est plus d'actualité. Imprimée au milieu de la nuit, elle titre sur une victoire serrée pour les pro-Européens. Beaucoup ici, ont cru jusqu'au bout à ce scénario et la déception est à la hauteur. Catherine est écrivaine et vient de passer un an en France. Elle fait partie des 74% d'habitants d'Edimbourg qui ont voté pour le «in». « Je me sens européenne et je ne comprends pas du tout cet autre côté. Peut-être que l'on voit, encore une fois, un fossé entre les Anglais et les Ecossais. Donc il y a une question de séparation entre l'Ecosse et l'Angleterre et entre la Grande-Bretagne et l'Europe », dit-elle.

    Le divorce semble bel et bien consommé entre l'Ecosse majoritairement pro-européenne et le reste du Royaume-Uni. Ann, qui vient de déposer sa fille au jardin d'enfants, plaide pour un nouveau référendum d'indépendance : « Nous

    Il y a beaucoup d'incompréhension par rapport au fonctionnement de l'Union européenne

    La déception d'un Ecossais de Paris 24/06/2016 - par RFI Écouter

    pourrions avoir une deuxième chance avec un deuxième référendum sur l'indépendance écossaise. Donc nous ne sommes pas complètement acculés avec ces résultats, je l'espère, parce qu'une majorité d'Ecossais s'est prononcée en faveur d'un maintien dans l'Union européenne. Je pense que ça doit être entendu et pris en compte ; j'ai voté pour l'indépendance la dernière fois et je revoterai pour une deuxième fois. »

    Cameren attend son bus pour aller rejoindre ses amis. Le Brexit, il n'y croit pas trop pour l'Ecosse. « Je pense que, de toutes façons, l'Ecosse votera pour l'indépendance, et on rejoindra à nouveau l'UE, donc, ça n'a pas beaucoup d'importance. On espère un nouveau référendum dès l'an prochain, comme ça, on y retournera. »

    S'émanciper de la Grande-Bretagne pour rester européens : une idée qui a l'air de faire son chemin en Ecosse. Toutefois, certains sont sceptiques. Andrew Smith, employé de banque qui a voté pour rester dans l'Union européenne, estime par exemple que ce serait une mauvaise chose : « Nous n'avons pas l'argent pour financer notre indépendance. Le parti national écossais veut le référendum, mais la population écossaise n'en veut pas, puisqu'elle a déjà dit non l'année dernière. »

    De récentes enquêtes d'opinion ont prédit une nouvelle défaite aux indépendantistes en cas de nouvelle consultation. Mais les Ecossais ont appris à s'en méfier.

    La Première ministre indépendantiste écossaisse Nicola Sturgeon avait bataillé pour rester dans l'UE. En vain. A Edimbourg, le 24 juin 2016. REUTERS/UK Parliament

    Le Sinn Fein nord-irlandais réclame un référendum d'unification avec le Sud

    Même son de cloche sur le rivage d'en face : l'Irlande du Nord a voté en force à 56% pour rester dans l'UE. Le parti nationaliste irlandais Sinn Féin a déjà appelé à un référendum sur une réunification avec sa voisine, la république d'Irlande indépendante et membre de l'UE. Cette ex-vitrine politique de l'Armée républicaine irlandaise a souligné que le Brexit avait des « conséquences de taille sur la nature de l'Etat britannique ». Le Sinn Féin voit dans le Brexit un risque de rematérialisation de la frontière avec l'Irlande et redoute de voir Belfast sortir d'une Europe qui a injecté des milliards d'euros pour soutenir la province après les accords de paix du Good Friday de 1998.

    Pour Richard Deutsch, professeur à l'université Lyon III et auteur de plusieurs ouvrages sur l’Irlande du Nord, l’idée peut s’avérer difficilement réalisable :

    « Si les gens d'Irlande du Nord sont divisés, de par l'histoire, il y a dans le vote d'hier une autre division puisqu'il y a une partie des unionistes qui veulent rester dans l'Europe et les nationalistes veulent rester aussi dans l'Europe, mais pas la même Europe : ils veulent la réunification de l'Irlande. Nous avons donc aujourd'hui UNE possibilité pour les nationalistes irlandais, les catholiques, de proposer un référendum sur la frontière. Ce n'est pas un référendum abstrait, ce n'est pas eux qui décident. Ce texte de loi existe dans les accords de Belfast qui ont été signés en 1998. Mais ce que l'on oublie de dire, c'est que ce n'est pas un référendum en Irlande du Nord, c'est pour toute l'Irlande. Car il faut que Dublin, les Irlandais de la république du Sud, accepte aussi la réunification, et ça c'est loin d'être gagné. »

    En attendant cet hypothétique nouveau référendum, la rancoeur s'exprime désormais sans retenue contre David Cameron, à qui on reproche d'avoir mené le navire dans l'oeil du cyclone et d'abandonner la barre en ne laissant d'autre choix que de sauter dans les canots de sauvetage.

    La classe politique britannique dans tous ses états

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