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    Europe

    Brexit: Cameron pressé d’officialiser la rupture du Royaume-Uni avec l’UE

    media David Cameron et Jean-Claude Juncker ce 28 juin lors de leur arrivée au sommet de Bruxelles. REUTERS/ Francois Lenoir

    Commission, Parlement, présidence du Conseil... Londres est sommé de toutes parts de remettre au plus vite sa demande officielle de sortie de l'UE. Pas question de choisir « à la carte » ce que le Royaume-Uni veut garder de l’Europe, a notamment réaffirmé Angela Merkel devant le Bundestag, le Parlement allemand. Les chefs d'Etat et de gouvernement tiennent leur première réunion « 27+1 », ce mardi 28 juin à Bruxelles.

    A quelques heures d'un sommet européen post-Brexit, Angela Merkel a été on ne peut plus claire sur la ligne que tiendra l'Allemagne désormais : « Ce n'est qu'après le dépôt d'une demande formelle par Londres d'une sortie de l'Union européenne que débute un délai de deux ans pour les négociations sur cette sortie », a affirmé la chancelière allemande.

    « Durant ce laps de temps, a-t-elle ajouté, le Royaume-Uni reste membre à part entière de l'Union avec toutes les obligations et tous les droits qui y sont liés et qui doivent être respectés. Les modalités de sortie de l'Union ne peuvent pas être choisies " à la carte ". Il doit y avoir une différence sensible selon qu'un pays est membre ou non de la famille européenne. »

    Et la chancelière allemande d’ajouter : « Celui qui sort de cette famille ne peut pas s'attendre à ce que toutes ses obligations disparaissent mais que ses privilèges soient maintenus. L'Union européenne est suffisamment forte pour surmonter un " Brexit " britannique, elle est suffisamment forte pour aller de l'avant à 27, et elle est suffisamment forte pour à l'avenir continuer à défendre ses intérêts dans le monde. »

    La position des Européens semble désormais claire

    Angela Merkel a voulu mettre les points sur les « i » devant le Bundestag, souligne notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Certes, la chancelière ne veut pas brusquer un traditionnel allié et insiste moins que d'autres sur un début rapide des négociations sur le Brexit. Mais elle souligne en même temps, et clairement, qu'il n'y a pas d'adhésion light à l'Union européenne.

    Angela Merkel demande également aux Britanniques d'être réalistes. Il revient au Royaume-Uni, considère-t-elle, de prendre l'initiative et d'expliquer dans quelles conditions sa sortie de l'UE doit s'effectuer. Une ligne de fermeté, qui était celle entrevue la veille à l'issue d'une réunion Berlin-Rome-Paris, mais qui semble désormais être celle de nombreux autres acteurs européens.

    Ainsi, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a renchéri ce mardi, en excluant la moindre « négociation secrète » sur les modalités et le calendrier du divorce. « C'est nous qui décidons de l'ordre du jour, pas ceux qui veulent quitter l'UE », a-t-il averti devant le Parlement européen.

    Le Royaume-Uni doit assumer… et faire vite

    Jean-Claude Juncker a lui-même exhorté le Royaume-Uni à « clarifier le plus rapidement possible » sa situation, arguant que l'UE ne pouvait « s'installer dans une incertitude prolongée ». « Pas de notification, pas de négociation », a-t-il martelé, dans une séance plénière d'ailleurs assez particulière au Parlement, qui résumait assez bien l'ambiance actuelle.

    Dans cette plénière, à laquelle a assisté notre correspondante à Bruxelles, Laxmi Lota, le leader du parti eurosceptique britannique, le Ukip, a sans surprise été hué lorsqu'il a pris la parole au sein de l'hémicycle. « Vous n'êtes pas encore partis ? », lui a demandé Jean-Claude Juncker. « Vous avez ri quand je suis venu vous dire que le Royaume-Uni allait quitter l'UE, mais maintenant vous ne riez plus, n'est-ce pas ? », a demandé Nigel Farage.

    Après des échanges plus ou moins cordiaux, les parlementaires ont ensuite voté une résolution non contraignante pour exiger à leur tour la sortie du Royaume-Uni à l'initiative de ce dernier. « Vous restez nos collègues et amis », a redit pour sa part le président du Parlement, Martin Schulz, aux eurodéputés britanniques, dans une ambiance globalement chahutée.

    Le Royaume-Uni tentera-t-il de jouer la montre ?

    A Bruxelles, comme le confirme notre envoyée spéciale Anastasia Becchio, le message des Vingt-Sept est donc clair vis-à-vis de Londres et des Britanniques : « Vous devez assumer ». « Il faut de la clarté pour éviter un mauvais feuilleton sur le départ » du Royaume-Uni. Ces mots du Premier ministre belge Charles Michel résument l’état d’esprit général.

    Assumer le Brexit, ne pas faire comme si de rien n’était, et ne pas tergiverser : c’est ce qu’attendent les dirigeants européens de David Cameron, parce que, cinq jours après le vote du Royaume-Uni, les contours de ce départ restent toujours très flous. C’est pourquoi les déclarations de David Cameron sont très attendues. Il devrait s’exprimer devant ses homologues au cours du dîner de travail.

    Le Premier ministre britannique refuse pourtant, c'est là le cœur du débat, d'être celui qui enclenchera l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui lancera officiellement le compte à rebours de la sortie du Royaume-Uni et lui accordera deux ans maximum pour négocier son départ. M. Cameron veut laisser cette tâche à son successeur, qui doit être désigné d'ici au 2 septembre.

    « Rien n’est pire que l’incertitude », a dit François Hollande. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a affirmé de son côté ce mardi que l'Union européenne est prête à débuter la procédure de divorce « dès aujourd'hui » avec le Royaume-Uni. D'autant qu'il faut aussi tirer les leçons du Brexit pour le reste de l’Europe : ce sera au menu du jour mercredi, mais cette fois à 27, sans David Cameron.

    L'incertitude sanctionnée aussi par les agences de notations

    Si le Royaume-Uni n'est pas pressé, c'est qu'il souhaite limiter la casse. Le pays a d'ores et déjà perdu son « triple A » aux yeux de Standard and Poor's, pour tomber deux crans en dessous, à AA. Or, ces notes sont des gages de stabilité et de solvabilité pour les investisseurs et les marchés.

    Ce mardi matin, le ministre britannique des Finances s'est voulu pragmatique. Georges Osborne avait mis en garde avant le scrutin : les Britanniques ont voté la sortie de l'UE, maintenant ils doivent regarder la réalité bien en face : « Nous sommes entrés dans une longue période d'ajustement au Royaume-Uni », a-t-il expliqué à la BBC.

    « Nous nous adaptons à la vie en dehors de l'Union européenne, et ce ne sera pas aussi rose que la vie à l'intérieur de l'UE, a prévenu celui qui avait fait campagne pour le maintien. Il est évident que ce pays va devenir plus pauvre, des mesures devront absolument être prises. Les impôts devront augmenter, et de nouvelles coupes budgétaires devront être mises en œuvre, car il nous faudra assurer la sécurité budgétaire des Britanniques. »

    « Nous devrons montrer au pays et au monde que le gouvernement peut vivre selon ses moyens », conclut Georges Osborne, vers qui tous les regards sont tournés depuis l'annonce de la démission future de David Cameron. Se voit-il briguer la tête des Tories ? Le futur chef du Parti conservateur sera appelé à devenir Premier ministre. « Non », a-t-il assuré dans une tribune publiée lundi soir. Il n'envisage pas d'ailleurs dans l'immédiat de soutenir une quelconque candidature.

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