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    Europe

    Quotas européens de réfugiés: la Hongrie organise son propre référendum

    media Le Premier ministre Viktor Orban, photographié le 4 septembre 2015 à Prague, lors d'un sommet du groupe Visegrad. REUTERS/David W Cerny

    La Hongrie va organiser un référendum sur l’accueil des réfugiés. La population de ce pays de l'UE sera consultée le 2 octobre prochain sur la question des quotas obligatoires de répartition des personnes mis en place par l'Union européenne, à laquelle s’opposent vigoureusement Budapest et le Premier ministre Viktor Orban.

    Ce référendum, c’était une promesse de Viktor Orban. La campagne pour le « non » bat d’ailleurs déjà son plein et la Cour suprême, qui avait été saisie par deux petits partis d'opposition, a validé la question formulée par le gouvernement.

    Il ne restait plus qu’à fixer une date. Ce sera le 2 octobre prochain. Les électeurs devront réponse à la question suivante : « Voulez-vous que l'Union européenne soit habilitée à prescrire l'installation obligatoire de citoyens non hongrois sans le consentement du Parlement ? »

    La Commission européenne a beau rappeler le que plan de relocalisation des réfugiés arrivés sur les côtes grecques et italiennes a été adopté via « un processus de décision sur lequel se sont accordés tous les Etats membres », le chef du gouvernement hongrois est bien décidé à s'y opposer par tous les moyens.

    Viktor Orban, qui a d'ailleurs saisi la justice européenne, n’hésite pas à agiter le spectre d'éventuels terroristes parmi les réfugiés. Il clame haut et fort que l’imposition de quotas ne peut que bouleverser les équilibres ethniques, culturels et religieux de l’Europe.

    L'année dernière, lorsque des dizaines de milliers de migrants tentaient de gagner l’Allemagne, il a fait ériger une clôture de barbelés le long de la frontière sud du pays avec la Croatie et la Serbie. L'opposition libérale craint que ce référendum ne renforce le climat de xénophobie déjà fort en Hongrie.

    Vives réactions au Parlement européen

    C'est seulement un acte politique pour justifier une politique que Viktor Orban a déjà appliquée depuis un an.

    REACTION

    Martin Schulz, président du Parlement européen

    05/07/2016 - par Joana Hostein Écouter

    Pour beaucoup au Parlement européen, Viktor Orban a choisi le plus mauvais moment pour organiser son référendum sur la politique migratoire européenne.

    D'abord parce qu'à la rentrée, l'Europe aura beaucoup à faire avec la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Mais aussi, parce que cette consultation populaire arrive après plusieurs autres référendums.

    « On a déjà eu le référendum au Danemark qui a été négatif, on a eu le référendum aux Pays-Bas sur l'accord avec l'Ukraine qui a été négatif, on a eu le référendum avec les Britanniques qui a été négatif, je suis persuadé que ce référendum sera négatif de nouveau. On est vraiment parti pour un démantèlement de l'Union europénne », estime Guy Verhofstadt, le président du groupe des libéraux au Parlement.

    Pour l'eurodéputé socialiste française Sylvie Guillaume, ce n'est pas tant le plan de relocalisation de réfugiés proposé par la Commission européenne qui est en cause. Il s'agit, selon elle, d'une nouvelle dérive du gouvernement de Viktor Orban. « Je crains que ce ne soit qu'un prétexte, et que, finalement, cette question de la répartition, ce ne soit pas le vrai sujet de Viktor Orban. Je pense que son vrai sujet c'est d'exclure tout ce qui ressemble à un étranger, plus qu'une répartition elle-même », a-t-elle déclaré.

    « Cette consultation, vraisemblablement, aura des effets juridiques en Hongrie mais elle ne déliera pas le pays de ses obligations vis-à-vis du droit de l'Union européenne. Nous allons nous retrouver dans une situation assez compliquée à gérer et politiquement sensible, qui va être d'opposer un cadre juridique de l'Union européenne s'imposant à tous les Etats censés le mettre en oeuvre, et une décision nationale particulière. Si la question peut être réglée juridiquement, notamment sur la base de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, politiquement cela va poser d'énormes problèmes », estime, quant à lui, le chercheur en immigration, Yves Pascouau.

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