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    Europe

    Réconciliation et reprise des relations économiques entre la Turquie et la Russie

    media Les présidents Erdogan et Poutine à Saint-Pétersbourg le 9 août 2016. Sputnik/Kremlin/Alexei Nikolsky/Reuters

    C'est une nouvelle étape qui a été franchie par la Russie et la Turquie ce mardi 9 août après la réconciliation amorcée en juin dernier. A la suite d’une rencontre en tête-à-tête à Saint-Pétersbourg, en Russie, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont engagés à « rétablir pleinement » leurs relations. Pour le président russe et son homologue turc, il s’agissait de mettre un terme définitif à la brouille diplomatique provoquée par la destruction d’un avion de chasse russe par l’aviation turque, en novembre 2015, au-dessus de la frontière syrienne.

    La volonté de rapprochement s’était manifestée dès le mois de juin dernier, avec une première conversation téléphonique et l’expression par Recep Tayyip Erdogan de ses « regrets » pour la destruction de l’avion russe. Cette inflexion diplomatique avait été voulue par Ankara, qui cherchait à sortir de son isolement diplomatique – à la même époque, le dirigeant turc avait d’ailleurs amorcé une manœuvre similaire avec Israël.

    Mais depuis ce début de normalisation s’est produit un évènement qui a sans doute contribué à rapprocher les deux pays et les deux hommes : la tentative de coup d’Etat militaire, le 15 juillet dernier, contre Recep Tayyip Erdogan. Vladimir Poutine avait été en effet l’un des premiers dirigeants à avoir condamné la tentative de putsch, et dans la foulée le président russe n’avait rien trouvé à redire aux purges lancées par son homologue turc. Une attitude contrastant avec les critiques formulées par Washington et Bruxelles à la grande fureur d’Ankara.

    Peut-on pour autant imaginer, de la part de la Turquie, un renversement d’alliances qui verrait Ankara se détourner des Etats-Unis et de l'Europe au profit de la Russie ? Aux yeux de nombreux spécialistes de la Turquie, un tel scénario est peu probable – même si les relations entre Recep Tayyip Erdogan et ses partenaires occidentaux sont aujourd’hui au plus bas.

    Renversement d'alliances ?

    Sur le front économique, la Turquie est en effet résolument tournée vers l’Europe et vers le marché européen. D’un point de vue politique, l’appartenance de la Turquie à l’Otan et son alliance avec les Etats-Unis constituent un socle géostratégique d’une telle importance qu’il y a peu de risque de voir Recep Tayyip Erdogan y renoncer.

    L’objectif de ce dernier est sans doute d’utiliser ce rapprochement avec Moscou comme un levier, comme un moyen de pression face à Bruxelles, et face à Washington. Il y a en effet plusieurs dossiers de contentieux entre la Turquie et ses partenaires occidentaux : face aux Etats-Unis, la demande d’extradition de Fetullah Gülen, le prédicateur accusé d’avoir fomenté le coup d’Etat du 15 juillet. Face à l'Europe, l'application de l'accord sur les migrants, et les exemptions de visa pour les ressortissants turcs. En se tournant vers Moscou, Ankara, se donne des moyens supplémentaires pour faire pression sur l’Europe et sur les Etats-Unis sur l'ensemble de ces sujets.

    Il reste en outre un sujet de friction majeur entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan : le conflit syrien, et le sort qui doit être réservé à Bachar el-Assad. Alors que la Russie soutient de toutes ses forces le président syrien, la Turquie veut sa chute et la victoire de la rébellion. Il y a donc peu de chances en réalité que cette réconciliation entre Moscou et Ankara ait un impact sur le conflit syrien, et sur le rôle joué par les deux pays dans ce conflit.

    L'essentiel de cette réconciliation aura lieu sur le terrain économique. D’ailleurs, les seules annonces concrètes à l'issue de cet entretien concernent l'économie avec la relance des relations commerciales, et la reprise de la construction du gazoduc qui doit permettre à la Russie d'acheminer son gaz vers la Turquie, en passant par la mer Noire.

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