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    Europe

    Deux meurtres en août: la communauté LGBT de Turquie plongée dans l'effroi

    media Deux femmes regardent la scène, alors que les forces de l'ordre tâchent de disperser des manifestants de la communauté LGBT réunis malgré l'interdit, le 19 juin 2016 pendant la Gay Pride à Istanbul. OZAN KOSE / AFP

    La communauté LGBT est sous le choc, après les assassinats particulièrement violents d'une transgenre et d'un homosexuel ces dernières semaines en Turquie. Ces meurtres ont eu lieu en août 2016 à Istanbul qui a longtemps été le symbole d'une certaine tolérance, une ville de liberté pour les lesbiennes, gays, bisexuels et trans.

    De notre correspondant à Istanbul,

    C'est d'abord le corps d'un jeune homme, Mohammad Wissam Sankari, qui a été découvert dans un quartier en plein centre d'Istanbul. Ressortissant syrien réfugié à Istanbul, il voulait d'ailleurs quitter la Turquie pour l'Europe, parce qu'il ne se sentait pas en sécurité à Istanbul en tant qu'homosexuel. Il avait disparu fin juillet, son corps a été retrouvé début août, terriblement mutilé, dans une ruelle non loin du quartier touristique de Sultanahmet.

    Quelques jours plus tard, une jeune femme de 22 ans, Hande Kader, a été retrouvée morte à son tour. Son portrait avait été largement diffusé dans les médias l'année dernière, lorsqu'elle s'était opposée pacifiquement aux policiers qui avaient réprimé la Gay Pride d'Istanbul en juin 2015. Hande Kader était une jeune prostituée transgenre. Elle avait été vue la dernière fois début août, montant dans la voiture d'un client. Son corps a été retrouvé mutilé, brûlé vif, dans un quartier résidentiel du nord d'Istanbul.

    Depuis deux ans, la Gay Pride d'Istanbul n'a plus lieu normalement

    Ce sont donc, coup sur coup, deux assassinats extrêmement violents qui viennent d'avoir lieu. De quoi effectivement secouer la communauté LGBT turque, peut-être encore davantage celui de Hande Kader, puisqu'elle était devenue une figure connue depuis l'année dernière. L'ambiance est très lourde pour la communauté en Turquie et à Istanbul, où l'on ressent vraiment un changement ces dernières années sur la question des droits des minorités sexuelles.

    C'est ce que disent toutes les associations actives. La Marche des fiertés d'Istanbul s'est déroulée depuis 2003 sans problème, mais elle est interdite depuis deux ans. L'année dernière, elle avait été annulée quelques heures seulement avant le rassemblement. Cette année, elle a été interdite plusieurs jours avant sa tenue. Officiellement pour des raisons de sécurité, même si des groupes conservateurs et nationalistes avaient demandé l'annulation de l'événement, notamment parce qu'il se déroulait durant le ramadan, en juin.

    Mobilisation à risque prévue dimanche à Istanbul pour Hande Kader

    Les associations LGBT dénoncent une augmentation du nombre de cas de violences homophobes, et du nombre de meurtres à caractère homophobe aussi. Hande Kader est la vingtième personne transgenre à être assassinée en Turquie depuis cinq ans. On note aussi une hausse des suicides ou des tentatives de suicide parmi les jeunes homosexuels ou transsexuels. Les associations relèvent aussi de plus en plus de cas de jeunes LGBT qui choisissent de partir, en Europe par exemple, pour ceux qui en ont les moyens.

    Si le meurtre de Hande Kader n'a pas été évoqué dans la presse « mainstream » du pays, dimanche 21 août 2016 en soirée, une manifestation à la mémoire de cette jeune transsexuelle assassinée est prévue à Istanbul. L'appel à la mobilisation a été largement diffusé sur Internet et les réseaux sociaux, mais le rassemblement n'est pas autorisé. Donc, il risque de se terminer assez rapidement par l'intervention des policiers.

    Il est vrai que le contexte actuel de la Turquie n'est pas franchement favorable à ce genre de mobilisations. Le pays vit en plein état d'urgence après le putsch raté du 15 juillet dernier, avec des purges qui continuent de frapper plusieurs secteurs de la société turque. Une situation défavorable et une ambiance très lourde, très loin de l'euphorie d'il y a à peine cinq ans où, à Istanbul, la Gay Pride avait réuni des dizaines de milliers de personnes dans les rues.

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