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    Espagne: les députés refusent à nouveau la confiance à Rajoy, élections en vue

    media Le Premier ministre sortant Mariano Rajoy, devant les députés espagnols, le 2 septembre 2016. REUTERS/Susana Vera

    Les députés espagnols ont de nouveau refusé ce vendredi 2 septembre la confiance au conservateur Mariano Rajoy, ce qui laisse seulement deux mois aux partis pour mettre fin à une crise politique sans précédent en 40 ans.

    Il n’y a toujours de pilote dans l’avion. Il n’y a en a pas depuis décembre 2015, et personne ne sait quand un nouvel exécutif pourra se former, commente notre correspondant à Madrid, François Musseau. Mariano Rajoy n'a obtenu que 170 voix pour son maintien au pouvoir, exactement comme mercredi 31 août. Sans surprise, les 180 autres députés ont voté contre lui, ouvrant un délai de moins de deux mois, jusqu'au 31 octobre, pour que les partis tentent encore de former un gouvernement, ce qu'il ne parviennent pas à faire depuis fin 2015.

    Mariano Rajoy pourrait éventuellement être à nouveau candidat à l'investiture, tout comme le dirigeant socialiste Pedro Sanchez. Le conservateur sortant a plaidé en vain pour que ses adversaires socialistes le laissent gouverner. « Si vous persistez dans votre politique du non, non, non et non, permettez au moins qu'en Espagne se forme un gouvernement », a-t-il lancé aux socialistes. «Le groupe socialiste, auquel j'ai formellement demandé la collaboration, se refuse à permettre la constitution de l'unique gouvernement viable et il le fait sans offrir aucune autre alternative. Je suppose que c'est parce qu'il ne l'a pas, cette alternative, et il ne l'a pas parce qu'elle n'existe pas », a également lâché Rajoy.

    Le Premier ministre sortant, soutenu par ses élus et les libéraux de Ciudadanos, ne pouvait être investi sans l'abstention de députés socialistes. Il a accusé le dirigeant socialiste Pedro Sanchez d'utiliser les « prétextes habituels pour dissimuler le désir peu avouable de nouvelles élections ».

    Paralysie

    Et lui qui se vante avant tout d'avoir favorisé le retour de la croissance et la baisse du chômage a insisté sur l'idée que la poursuite de la paralysie aurait « un coût » que paieraient l'ensemble des Espagnols et l'économie.

    de son côté, le socialiste Pedro Sanchez a lié ce rejet d'un deuxième gouvernement de Mariano Rajoy aux nombreuses « affaires de corruption » ayant impliqué des membres du PP.

    Il a aussi accusé Mariano Rajoy de s'être servi de la crise économique, née en 2008, pour mener une politique ultralibérale et ainsi « démanteler le système de protection sociale ». Pedro Sanchez s'est cependant adressé aux partis « du changement », Ciudadanos et Podemos, en disant : « Si nous agissons tous, nous trouverons une solution et [...] le groupe parlementaire socialiste en fera partie ». Au début d'année, il leur avait déjà proposé cette alliance, en vain.


    Analyse

    Pour Bernard Vincent, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), « il y a une sorte de paradoxe parce que l'opinion publique, la société espagnole, souhaite sortir de cette impasse et n'a pas du tout envie de recourir à une troisième élection en un an. Toute la classe politique est certainement consciente de ce fait ».

    Pour autant, « aucune des formations politiques ne veut céder, ajoute le chercheur. Quant à l'apparition de deux formations récentes sur le devant de la scène, on est un peu dans une phase d'incertitude, puisque ces deux formations ont connu un recul extrêmement important au cours des élections du mois de juin et il y a eu en quelque sorte un retour au premier plan des deux formations traditionnelles. Donc on ne peut absolument pas pronostiquer l'une ou l'autre des possibles sorties de cette crise ».

    (Avec AFP)

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