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    Europe

    Campagne de Libye: un rapport parlementaire accablant pour David Cameron

    media Le 20 mars 2011, des véhicules appartenant aux forces loyalistes à Mouammar Khadafi explosent après un assaut des forces de la coalition sur une route près de Benghazi. REUTERS/Goran Tomasevic

    Une commission parlementaire britannique accuse David Cameron d’avoir favorisé l’essor du groupe Etat islamique en Afrique en menant une intervention militaire mal préparée en Libye en 2011. Dans un rapport accablant pour l’ancien Premier ministre, les députés estiment que cette campagne de bombardements initiée aux côtés de la France a accéléré l’effondrement politique et économique de la Libye.

    Avec notre correspondante au Royaume-Uni,  Muriel Delcroix

    David Cameron « a fondé l’intervention militaire britannique en Libye sur des suppositions erronées et une compréhension incomplète du pays et de la situation ». Dans ce rapport qui n’épargne pas l’ancien Premier ministre, les députés estiment que le gouvernement britannique n’a pas su voir que la menace contre les civils était exagérée et que la rébellion comprenait une importante composante islamiste.

    Ils accusent aussi David Cameron ne pas avoir cherché à trouver un moyen d’écarter le leader libyen Mouammar Kadhafi. « Un engagement politique aurait pu permettre de protéger la population, de changer et de réformer le régime à un coût moindre pour le Royaume-Uni et la Libye », note la Commission pour qui l’ex-Premier ministre « porte la responsabilité ultime de l’échec à développer une stratégie cohérente en Libye dont les résultats se font encore sentir aujourd’hui. »

    Ce constat à froid contraste violemment avec la fierté affichée par David Cameron qui avait jugé - à l’époque - cette campagne en Libye comme un triomphe en matière de politique étrangère. L’ancien locataire du 10, Downing Street n’a jamais voulu venir témoigner devant la Commission. Il a définitivement abandonné sa carrière politique en quittant son siège de député, ce lundi 12 septembre.

    Des soldats rebelles à Benghazi (Libye), le 11 mai 2011. REUTERS/Mohammed Salem


    L'absence de vision à long terme

    Le rapport parlementaire britannique pointe aussi le manque de vision à long terme des responsables britanniques et français qui se sont lancés sans penser à l'après-Kadhafi.

    Quand les Britaniques et les Français décident d'intervenir en Libye, il y a urgence. Les chars du colonel Kadhafi font route vers Benghazi et le dictateur libyen a promis de nettoyer les poches d'opposants « maison par maison, rue par rue ». Mais le rapport rappelle qu'en 24 heures, l'intervention militaire destinée à protéger la capitale de la Cyrénaïque était terminée et les renforts blindés de Kadhafi taillés en pièces aux portes de Benghazi sur la route d'Agdabiya, par les avions américains, français et britaniques.

    Londres et Paris, deux pays à la forte culture expéditionnaire, ont donc transformé une résolution de l'ONU visant à protéger les populations civiles en une aventure conduisant à un changement de régime. Le 31 octobre 2011, quand les opérations militaires de l'Otan prennent fin, les Anglais, comme les Français n'ont pas de plan pour la reconstruction politique Libye.

    « Cet épisode libyen a été la pire erreur de mon mandat », concédait Barack Obama au printemps 2016. Selon le rapport, le gouvernement britanique n'avait pas perçu la menace transnationale que constituaient alors les éléments islamistes liés à la rébellion. Quatorze mois plus tard, la France entrait en guerre au Mali et l'on retrouve aujourd'hui encore des armes libyennes au Sahel. Les Russes, eux aussi, ont tiré les leçons de l'intervention occidentale en Libye en se donnant les moyens militaires de protéger leurs intérêts en Méditerranée en intervenant en Syrie en 2015 préférant le dictateur Bachar el-Assad aux factions jihadistes nées de la révolution syrienne.

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