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    Moyen-Orient

    Syrie: Jean-Marc Ayrault à Moscou pour défendre la résolution française

    media Jean-Marc Ayrault (g) et son homologue russe Sergueï Lavrov, à Moscou, le 6 octobre 2016. VASILY MAXIMOV / AFP

    Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault était ce jeudi 6 octobre à Moscou. Il y a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov afin d’obtenir la fin des bombardements à Alep. Paris propose une résolution à l'ONU pour faire cesser les violences à Alep. Le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir d'urgence ce vendredi. La Russie a réclamé cette rencontre pour pouvoir entendre un compte-rendu de Staffan de Mistura, envoyé de l'ONU pour la Syrie, qui devait s'exprimer par vidéoconférence depuis Genève.

    « Aucune conscience humaine ne peut accepter cette situation », a déclaré en préambule Jean-Marc Ayrault, en évoquant le déluge de feu qui s’abat sur Alep depuis deux semaines, car « les hôpitaux et les écoles ne sont pas des bases militaires ». De plus, pour le ministre français des Affaires étrangères, cette situation humanitaire renforce le terrorisme, rapporte notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne.

    « La Russie ne peut pas laisser faire cela. Il faut qu’au Conseil de sécurité nous trouvions la voie pour l’arrêt des bombardements et l’acheminement de l’aide humanitaire », a poursuivi Jean-Marc Ayrault. Car le ministre français est venu tenter d’obtenir que les Russes ne mettent pas leur veto à la résolution française. Mais la marge est très étroite. Sergueï Lavrov se dit prêt à étudier l’initiative française, mais il pose d’emblée des conditions. Et dans ses propos, la responsabilité est portée par les Etats-Unis.

    D'après certaines fuites, Washington envisagerait la possibilité de frappes contre les forces syriennes. Pour les Russes, cela justifie le renforcement de leur propre arsenal en Syrie. Le ministère russe de la Défense a sorti un communiqué extrêmement belliqueux.

    Si l’appel du secrétaire d’Etat américain John Kerry à Sergueï Lavrov hier montre que les ponts ne sont pas coupés entre les deux pays, le climat n’est pas à l’apaisement. Dans un tel contexte, l’initiative française semble avoir peu de chances.

    Le cri d’alarme de Staffan de Mistura

    La proposition française d’une résolution intervient alors que l'envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie Staffan de Mistura a lancé ce jeudi un nouveau cri d’alarme. Les quartiers rebelles d'Alep pourraient être totalement détruits à la fin de l'année et des milliers de civils tués si l'armée syrienne, avec son allié russe, poursuivait sa vaste offensive, a-t-il prévenu.

    ►Staffan de Mistura a interpellé la Russie :

    « Êtes-vous prêts vraiment prêts à continuer de tels combats ? Avec ce type d'armes ? Et à détruire de fait la vieille ville d'Alep, la partie est d'Alep ? Avec ses 275 000 habitants ? Tout cela pour éliminer un millier de combattants du Front al-Nosra ? Ou alors êtes-vous prêts à annoncer une pause immédiate et totale des bombardements si al-Nosra s'en va ? Êtes-vous prêts au maintien d'une administration locale dans la partie est d'Alep avec une présence des Nations unies pour que cela ne soit pas une capitulation ? Êtes-vous prêts à ce que les Nations unies puissent réellement atteindre la population d'Alep-Est avec de l'aide humanitaire médicale ? »

    ►L'envoyé spécial de l'ONU s'est aussi adressé directement aux combattants d'al-Nosra toujours retranchés dans la ville :

    « On ne se parle pas, vous le savez, nous le savons. Mais pouvez-vous me regarder dans les yeux et regarder dans ceux de la population d’Alep ? Dans les yeux des 275 000 civils qui sont là où vous êtes et leur dire avec confiance que vous allez rester là, et les garder otages de votre refus de quitter la ville parce que 1 000 d’entre vous décident du sort de 275 000 civils ? J’aimerais que vous répondiez à cette question, pas à moi, mais à ces 275 000 personnes. Et si vous décidiez de partir avec dignité, avec vos armes, vers Idleb ou vers n’importe quelle autre destination, je suis prêt à vous accompagner physiquement. »

    Depuis le 22 septembre, l'intensification des frappes à Alep a fait au moins 376 morts, selon l'ONU. Ce mercredi, l'armée du régime de Bachar el-Assad a annoncé une diminution des raids pour que ceux qui souhaitent évacuer la ville le puissent. Mais le chef de l'état-major syrien a souligné que tous ceux qui n'en profiteraient pas connaîtront un « sort inévitable ».

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