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    Europe

    Hongrie: un migrant syrien condamné à dix ans de prison pour terrorisme

    media Des migrants traversent la frontière entre la Hongrie et la Serbie en passant sous des barbelés. (photo d'archive) REUTERS/Bernadett Szabo/File photo

    En Hongrie, un migrant d'origine syrienne et chypriote a été condamné mercredi 30 novembre pour terrorisme. Il reçoit une peine de dix ans de prison pour sa participation à une émeute à la frontière serbe l'an passé. Sa condamnation est la plus lourde prononcée contre un migrant depuis le début de la crise des réfugiés en Europe. Ce genre de procès est rarissime en Hongrie. La première condamnation pour terrorisme (depuis la chute du communisme) avait eu lieu en août dernier contre un militant d'extrême-droite, auteur d'attaques à la bombe et aux cocktails Molotov contre des politiciens socialistes. Ahmed Hamed, citoyen syrien de 40 ans, a, lui, reçu 10 ans pour avoir forcé une barrière de concert avec la foule. Des militants des droits de l'homme dénoncent un verdict excessif pour une action qui semble plus relever du délit que du terrorisme.

    Avec notre envoyée spéciale à Szeged, Florence La Bruyère

    Dix ans de prison pour terrorisme. A l'annonce du verdict, l'accusé ne peut retenir ses larmes. Son avocat, Balazs Sebok, accuse le coup. « D'un côté, dit-il, on a gagné parce que 10 ans, c'est la peine la plus légère en matière de terrorisme. Mais d'un autre côté, je suis consterné car Ahmed n'a pas commis d'acte terroriste, c'est ce que j'ai dit dans ma plaidoirie. »

    Mark Kékesi a assisté au procès. Cet enseignant à l'université n'est pas surpris par le verdict : « Ce que la juge n'a pas dit, c'est qu'elle ne pouvait pas donner une peine plus légère parce que sinon, elle risque de perdre son job ! Pour moi, c'est clair, c'est un procès politique. »

    Présente au procès, l'ONG Amnesty international estime le verdict injuste et excessif. « Il est très inquiétant qu'une loi aussi vague, qui n'aurait jamais due être rédigée comme ça, soit maintenant appliquée aux migrants et aux réfugiés, que l'Etat hongrois n'arrête pas de pourchasser. Ces deux éléments se sont rejoints et c'est vraiment dangereux », affirme Gauri Van Gulik, directrice adjointe pour l'Europe à Amnesty. L'avocat de la défense a fait appel du jugement.

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