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    Europe

    Le suspect de l'attentat de Berlin abattu par la police italienne à Milan

    media La police italienne autour du corps d'Anis Amri, abattu à Milan ce vendredi 23 décembre 2016. REUTERS/Stringer

    La chasse à l'homme a pris fin en Italie, ce vendredi 23 décembre 2016. Le principal suspect de l'attentat au camion-bélier de Berlin, un Tunisien de 24 ans, a été abattu la nuit dernière à Milan. Le ministre italien de l'Intérieur a confirmé l'information.

    Recherché par toutes les polices d'Europe depuis l'attentat de Berlin lundi soir, Anis Amri a finalement été abattu par la police italienne, ce vendredi 23 décembre, lors d'un contrôle de police à Milan, dans le nord du pays.

    Lors d'une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur italien, Marco Minniti, a affirmé que l'homme abattu était « sans l'ombre d'un doute » le principal suspect de l'attentat, qui a fait 12 morts et une cinquantaine de blessés sur un marché de Noël. Via un communiqué publié par son agence de propagande Amaq, le groupe Etat islamique a aussi confirmé que l'homme abattu était bien celui qui avait mené lundi l'attentat à Berlin.

    Le ministre italien a expliqué que le jeune Tunisien de 24 ans serait arrivé en train à Turin en partant de Chambéry, selon les billets retrouvés dans sa poche. Il se serait ensuite dirigé vers Milan.

    Anis Amri a fait l’objet d’un contrôle d’identité à proximité de la gare de Sesto San Giovanni, dans la banlieue milanaise, vers 3 h du matin. Il aurait, à ce moment, sorti de son sac à dos un pistolet de calibre 22 en hurlant : « Allah Akbar ! »

    Il serait parvenu à blesser à l’épaule l’un des deux policiers qui patrouillaient dans la zone. L’autre agent de police, un jeune de 29 ans encore en stage de formation, a immédiatement réagi et l’a abattu de deux coups de pistolet.

    Pour l’Italie, Anis Amri n’était pas un inconnu. Arrivé de Tunisie sur l’île de Lampedusa en février 2011, il a passé quatre ans derrière les barreaux en Sicile pour de graves faits de violence, avant de quitter l’Italie pour l’Allemagne en juillet 2015.

    Bien que signalé comme sujet très dangereux, inscrit dans la banque de données SIS de Schengen, Anis Amri avait facilement pu prendre la poudre d’escampette car la Tunisie avait refusé de collaborer avec l’Italie.

    Rome avait demandé son rapatriement forcé dans son pays, et l'individu avait donc reçu une « feuille d’expulsion », après un bref séjour dans un centre dit d’identification et d’expulsion, à sa sortie de prison à Palerme.

    Soulagement à Berlin

    Selon les autorités italiennes, Anis Amri se serait précisément radicalisé en prison, et aurait fait son retour en Italie dans l'espoir de trouver refuge, comme le relate notre correspondante à Rome Anne Le Nir. Mais il a échoué.

    Ce vendredi, les autorités allemandes font donc part de leur soulagement à l'annonce de la mort du jeune homme. « Nous sommes reconnaissants aux autorités italiennes », a indiqué le porte-parole de la diplomatie allemande, Martin Schäfer.

    Les Allemands pensaient que le suspect était toujours à Berlin, empêché de quitter la ville par une vilaine blessure à l’arme blanche qu’il aurait reçue dans le visage, lors de la bagarre qui l’a opposé au chauffeur du poids lourd polonais dans la cabine, au moment de l’attentat.

    Notre correspondante à Berlin, Nathalie Versieux, relate qu'Anis Amri, dont les empreintes digitales ont été retrouvées à bord du camion ayant servi à l’attentat, avait visiblement des contacts avec une mosquée radicale de Berlin.

    Selon la chaîne de télévision régionale RBB, c’est dans cette mosquée du quartier de Moabit, connue sous le nom de Fussilet 33, que le terroriste serait allé se réfugier juste après les attentats.

    C'est aussi là qu’il se serait rendu à deux reprises au moins, en pleine nuit, quelques jours avant le 19 décembre, comme le révèlent les caméras de surveillance du bâtiment. Jeudi, la mosquée était la cible d’une perquisition musclée.

    Une énième perquisition contre ce bâtiment qui aurait dû être fermé de longue date, selon les enquêteurs. L’endroit se présentait en effet comme « le point de rencontre des gens de l’Etat islamique à Berlin », selon eux.

    La chaîne de télévision publique RBB accuse les autorités berlinoises d’avoir manqué de volonté politique sur le dossier.


    Polémique sur les dysfonctionnements entre les services de police allemands

    La question du suivi des personnes potentiellement dangereuses n'est pas quelque chose qui est vraiment bien suivie pour des raisons multiples : le nombre de gens qui ont été accueillis en Allemagne, le nombre de trajets administratifs entre le niveau européen et le niveau fédéral et local, et puis ensuite aussi parce que, entre les agences de police et puis les services secrets ne coopèrent pas de la manière dont il faudrait coopérer. C'est assez tragique car les serices secrets font l'objet d'une réorganisation qui sera mise en place en janvier 2017 qui étend leurs pouvoirs à la fois à l'extérieur et à l'intérieur, de manière tout à fait importante et cependant on s'aperçoit que ce type d'attentat, même avec le précédent français peut quand même se dérouler.
    Jean-Paul Hanon, spécialiste des questions de sécurité en Allemagne 23/12/2016 - par RFI Écouter

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