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    Europe

    Brexit: après la démission d'Ivan Rogers, les Britanniques sous le choc

    media L'ambassadeur britannique auprès de l'UE, Ivan Rogers, a démissionné le 3 janvier 2017. Reuters/Francois Lenoir

    La démission soudaine de l’ambassadeur britannique auprès de l’UE Ivan Rogers a provoqué une onde de choc au sein de la classe politique à Westminster. Moins de trois mois avant le déclenchement de la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’UE, les réactions sont très partagées face au départ de ce haut fonctionnaire de l’Etat réputé pour son expertise sur le dossier européen.

    Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

    Sir Ivan Rogers aura finalement jeté l’éponge en raison de ses désaccords profonds avec l’équipe de Theresa May et les autres ministères impliqués dans les négociations sur le Brexit.

    Selon le quotidien The Times citant des proches du diplomate, il n’appréciait pas en particulier la tendance des conseillers de la Première ministre à vouloir toujours tout régenter et surtout à ne pas vouloir entendre ses mises en garde.

    Mais Ivan Rogers était aussi en conflit avec l’équipe de David Davis, le ministre en charge du Brexit et « Brexiter » notoire. Il avait ainsi averti le gouvernement qu’un nouvel accord commercial entre Londres et Bruxelles pourrait ne pas être finalisé avant dix ans et la fuite de ses propos dans la presse avait provoqué la colère des eurosceptiques britanniques qui l’avaient accusé de n’être qu’un « pessimiste de mauvais augure ».

    Ces mêmes partisans d’une sortie sans compromis de l’Union européenne se sont d’ailleurs félicités de sa démission. Nigel Farage, l’ancien chef du Ukip a ainsi appelé à un grand ménage au sein de l’establishment politique qui n’accepte pas, selon lui, le Brexit.

    Inquiétudes

    Mais plusieurs personnalités pro-européennes s’inquiètent des conséquences de son départ. L’ancien ministre libéral-démocrate Nick Clegg dit craindre que la démission d’un des diplomates les plus expérimentés sur les affaires européennes ne porte un sérieux coup à la stratégie de sortie du gouvernement et n'entraîne un divorce plus dur avec Bruxelles.

    Pour le chercheur Tony Travers, directeur de la London School of Economics (LSE), le gouvernement Theresa May est désormais privé d'un personnages-clé. « Il a décidé que ce n’était pas possible pour lui de continuer de travailler pour le gouvernement britannique. Il est très respecté. C’est un mauvais signe, mais c’est un problème de plus pour madame May, en particulier maintenant parce que nous sommes à neuf ou dix semaines avant les deux ans qu'a le Royaume-Uni pour quitter l’Union européenne. C’est important pour le gouvernement britannique d’avoir des personnes qui connaissent le système de Bruxelles. C’est important pour négocier avec les autres pays européens. »

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