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    Europe

    La confiance des Roumains envers leur gouvernement ébranlée

    media Certains manifestants demandaient toujours la démission du gouvernement roumain, lundi 6 février 2017. REUTERS/Stoyan Nenov

    De nouvelles manifestations se sont déroulées lundi soir 6 février en Roumanie, en dépit du retrait du décret controversé assouplissant la loi anticorruption. Face au plus vaste mouvement de contestation depuis la chute du communisme en 1989, le gouvernement de Sorin Grindeanu a retiré dimanche ce texte à l'origine du mouvement qui dépénalisait certains faits de corruption, mais la contestation se poursuit malgré tout.

    Le gouvernement roumain restait sous pression lundi soir, une semaine après le début de la mobilisation. Des dizaines de milliers de manifestants sont encore descendus dans les rues, malgré le retrait dimanche du décret assouplissant la loi anticorruption.

    Magor Csibi est sorti manifester cinq jours durant, mais il a décidé lundi soir de ne plus participer au mouvement puisque sa principale revendication a été entendue. Pour autant, il reste très vigilant.

    « Je pense que le gouvernement a pris la bonne décision en retirant cette loi, mais bien sûr il n’y a plus de confiance, explique-t-il. J’ai été très choqué de voir notre gouvernement annoncer des changements cruciaux de la législation à 22h30. On s’est immédiatement levés de nos lits et on est allé protester. Il a fallu longuement discuter, manifester, se mobiliser, pour obtenir d’eux qu’ils retirent ce décret. Pour moi, le plus important maintenant est de tenir à l’œil le gouvernement et le Parlement parce que je pense que nous ne pouvons pas nous permettre de faire un mauvais pas dans la mauvaise direction. Dans notre région, si on regarde l’Ukraine, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, on peut voir que l’évolution de la scène politique n’est pas vraiment positive, et nous, on ne peut pas se permettre d’être l’un de ces pays qui dérapent. »

    Il y a désormais beaucoup de méfiance au sein de la population, explique Oana Marinescu, consultante en communication publique, qui participe au mouvement de contestation. « Il n’y a plus de confiance, lance-t-elle. Il n’y a plus de confiance dans le fait que cette équipe gouvernementale ne va pas essayer de nouveau de modifier le Code pénal. Les gens vont dans la contestation avec des requêtes qu’ils estiment légitimes. Donc ce n’est pas quelque chose d’organisé. Malheureusement, le parti gouvernemental, le Parti social-démocrate (PSD) envoie le message que les protestations sont organisées, qu’ils veulent changer le résultat des élections qui ont eu lieu au mois de décembre, ce qui n’est pas vrai. Il y a beaucoup de gens qui soutiennent le fait que le Parti social-démocrate doit gouverner parce qu’ils ont gagné les élections au mois de décembre, mais le problème concret et réel des manifestants, c’est la manière dont le Parti social-démocrate décide de gouverner. Et le message que les manifestants envoient, c’est que le Parti social-démocrate doit respecter la Constitution. Il n’a pas le droit de changer les règles démocratiques pour offrir une certaine protection aux leaders politiques. »

    Dimanche, des manifestations géantes avaient réuni près d'un demi-million de personnes à travers le pays.

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