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    Europe

    En Roumanie, la contestation prend la forme d’une veille démocratique

    media Dimanche, les manifestants ont formé devant le siège du gouvernement à Bucarest un drapeau roumain géant illuminé par leurs téléphones portables pour réclamer la démission du gouvernement. Inquam Photos/Liviu Florin Albei via REUTERS

    Le Parlement roumain a donné ce lundi 13 février son feu vert à l'organisation d'un référendum sur la lutte contre la corruption. Cet avis consultatif du Parlement a été adopté à l'unanimité. Il intervient au quatorzième jour d'un mouvement de contestation sans précédent depuis la chute du communisme et qui prend de plus en plus la forme d'une veille démocratique.

    Avec notre correspondant à Bucarest,  Benjamin Ribout

    Bucarest est bien plus calme ce lundi matin, avec seulement quelques irréductibles devant le siège du gouvernement place de la victoire. Rien à voir avec ce qui s'est passé dimanche soir quand près de 80 000 personnes s'étaient rassemblées.

    Les manifestations d'ampleur pourraient être désormais plus ponctuelles à l'image de celles de ce dimanche. La place de la victoire s'était parée d'un immense drapeau tricolore illuminé par des téléphones portables.

    Au-delà d'une ambiance bon enfant, les manifestants souhaitent toujours que le ménage soit fait dans la classe politique. C'est ce que raconte l'un d'entre eux, en train de distribuer des tracts dans la foule. Les gens crient « "à bas les condamnés". On veut que la corruption soit enfin éliminée de toutes les institutions publiques, que celles-ci deviennent transparentes et fonctionnent dans l'intérêt des citoyens. Cela n'a aucun lien avec un quelconque parti. Vous croyez qu'un parti a la capacité de faire sortir 300 000 personnes dans les rues ? Ici, il y a de tout : des retraités, des enfants, des étudiants, des ingénieurs, des gens qui travaillent dans le public, d'autres dans le privé. Je suis allé voter en décembre et j'ai perdu. J'accepte la défaite, mais on ne peut pas les laisser gouverner comme ça alors qu'ils essayent de te rouler dans la farine après juste un mois. »

    La mobilisation pourrait se poursuivre dans cette période où tous les faits et gestes du gouvernement semblent désormais scrutés à la loupe. Des tracts mentionnant de bonnes pratiques politiques circulaient dimanche dans la manifestation, ce qui semble indiquer que les Roumains se préparent à une véritable veille démocratique.


    ■ Analyse de Catherine Durandin, spécialiste de la Roumanie et professeur à l'Inalco, l'Institut des langues orientales.

    Il revient maintenant au président de centre droit de proposer une date et une question précise pour le référendum. Klaus Iohannis s'est opposé frontalement aux projets d'allègement des lois anticorruption élaborés par le gouvernement de gauche avec lequel il cohabite depuis janvier. Les manifestants accusent celui-ci de miner la lutte contre la corruption. Le décret qui était à l'origine de la contestation a été retiré, il y a une semaine, mais les Roumains ont continué de manifester.

    « Ils continuent de manifester parce que ça devient une culture citoyenne, une culture patriote. C’est vraiment la volonté de s’éloigner du temps des camarades, des groupes qui suivent la ligne des camarades avec un cynisme et une arrogance dénoncée par les foules. Donc, ils ne veulent plus, disent-ils, dépendre de voleurs », explique catherine Durandin.

    « Il y a beaucoup d’initiatives. Le président aurait l’idée de proposer un référendum sur la justice – on ne voit pas très bien d’ailleurs quelle serait la question précise de ce référendum. Certains disent qu’on est dans une situation d’urgence. Il y a des rumeurs aussi lancées par l’ultra-gauche, qu’il y aurait la main des multinationales pour ramener la droite et manipuler les foules. On est dans une ambiance quand même assez embrouillée. »

    Des manifestants brandissent des effigies du chef de file du Parti social-démocrate (PSD) Liviu Dragnea au côté d'autres membres du parti en prisonniers. REUTERS/Stoyan Nenov

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