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    Europe

    60 ans après le Traité de Rome, l’Europe manifeste

    media Quelque 4 000 personnes ont manifesté à Berlin lors d'une Marche pour l'Europe, le 25 mars 2017. Tobias SCHWARZ / AFP

    Rome, Londres, Berlin. Des manifestations ont été organisées ce samedi 25 mars dans grandes villes européennes à l’occasion des 60 ans du Traité de Rome, fondant la Communauté économique européenne.

    Royaume-Uni

    De toutes les manifestations organisées ce samedi à l’occasion du Traité de Rome, la plus surprenante fut probablement celle de Londres. A quatre jours du lancement du divorce avec l’Union européenne, les Londoniens ont décidé de démontrer une dernière fois leur amour pour l'Europe.

    Des milliers d'entre eux se sont réunis pour montrer aux autres nations européennes qu'ils n'abandonneront pas si facilement, rapporte notre correspondante à Londres, Marina Daras. « Ce qu'on veut, c'est montrer qu'à nous tous, on peut faire bouger les choses. Il faut continuer à mettre la pression, il faut continuer à résister. Il faut rappeler à Theresa May qu'il y a un an, elle défendait l'Europe et que maintenant elle voudrait couper les ponts complètement. C'est le paroxysme de l'hypocrisie, a dénoncé Susie McKenna, la directrice du Theatre Hackney Empire. On est arrivé à un point où il faut faire tout ce qui est en notre pouvoir pour changer ça. Alors on manifeste avec nos amis européens parce que nous aussi nous sommes Européens et que le Brexit, ce ne sont que des intérêts économiques. »

    Peter, un Hollandais de 68 ans qui a passé une grande partie de sa vie au Royaume-Uni, portait avec fierté le drapeau des Pays-Bas mélangé à celui de l'Europe. « Je pense qu'il est trop tard pour empêcher le Brexit, mais maintenant, on veut dissuader le gouvernement de se tourner vers un Brexit dur. Le référendum n'était pas fait pour ça. Je pense qu'il faut changer l'Europe, c'est sûr, mais malgré tout, il faut rester ensemble », affirmait-il. La récente attaque sur le Parlement britannique n'a pas su décourager ces militants amoureux de l'Europe, qui ont conclu cette manifestation sur le parvis de Westminster.

    A Londres, des résistants au Brexit ont manifesté leur attachement à l'Europe. REUTERS/Paul Hackett

    Allemagne

    A Berlin, ils étaient 4 000 à se rassembler au pied de la porte de Brandebourg pour manifester leur adhésion aux valeurs européennes contre les dérives nationalistes actuelles. Là où il y a moins de 30 ans s’étendait un no man’s land entre Berlin-Est et Berlin-Ouest, un mur a été construit devant la scène pour symboliser l’intolérance et le racisme. Avant d’être renversé et piétiné, à la plus grande joie des enfants. « A Berlin, nous savons ce qu'est un mur. Un mur que nous ne voulions pas et dont nous ne voulons plus. Et en Europe non plus, il n'y a pas de place pour des murs », a lancé l’oratrice.

    Munis de ballons et de drapeaux généreusement distribués par la Représentation de l'Europe située à deux pas, les manifestants ont célébré sous un soleil printanier et dans la bonne humeur le 60e anniversaire de l'Europe, raconte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Les plus anciens étaient là pour sauver l'héritage de 60 ans de paix et dont les plus jeunes entendent bien profiter. Des centaines de ballons bleus étoilés se sont envolés dans le ciel de Berlin, avant un karaoké européen plus ou moins réussi.

    Un mur de carton symbolisant le racisme et l'intolérance a été dressé au pied de la porte de Brandebourg à Berlin, avant d'être renversé et piétiné. Tobias SCHWARZ / AFP

    Italie

    A Rome, où les Vingt-Sept s’étaient réunis en sommet, ce sont plusieurs manifestations qui ont été organisées. Des manifestations pour l’Europe, pour une autre Europe ou contre l’Europe. Dans les rangs pro-européens, on a pu voir flotter sous un soleil radieux des centaines de drapeaux européens dans une atmosphère tout à fait pacifique.

    Au Colisée, point de rencontre des rassemblements pour une Europe capable de se réformer et qui reste unie, l’ambiance était chaleureuse, a constaté notre correspondante à Rome, Anne Le Nir. Parmi les manifestants se trouvait un joyeux groupe scolaire. « Nous sommes 52, nous venons de Venise, nous sommes très jeunes et nous croyons en l’Europe, nous sommes nés après plus de 60 ans de paix. Nous avons découvert la beauté des autres cultures », confiait Marco, son porte-parole, tout juste 17 ans.

    A leurs côtés, Yasmina, 21 ans, avait pour l’occasion choisi un voile aux couleurs des étoiles. « Je suis italienne et marocaine, et je suis ici aussi pour représenter la cohabitation et le multiculturalisme. L’important c’est de rester unis. Je demande aux jeunes d’être lucides, de s’engager », a-t-elle déclaré. S’engager pour la renaissance d’une Europe au visage plus humain, c’est ce que demandaient ces jeunes venus défendre, dans la Ville éternelle, l’esprit des pères fondateurs.

    A quelques kilomètres de là, au pied du château Saint-Ange, une quarantaine d’ONG s’étaient rassemblées contre l’Europe des murs, symbolisée par des personnes en cage, des sacs mortuaires alignés sur la rive du Tibre où des gilets de sauvetage avaient été jetés. Objectif : envoyer un message aux dirigeants européens. « La société civile européenne se mobilise aujourd’hui pour dire non aux politiques migratoires des murs, des fils barbelés, et surtout demander aux dirigeants européens de traiter ce thème des migrations avec plus d’humanité », a ainsi expliqué François Dumont, porte-parole de Médecins sans frontières, à notre envoyée spéciale à Rome, Béatrice Leveillé.

    Greenpeace, No Border, mais aussi Amnesty International s’étaient associés à cette manifestation. « L'Europe qu'on veut c'est une Europe qui revienne à ses valeurs constitutives : le respect et la protection des droits humains », a insisté l’un de ses porte-paroles.

    Au bord du Tibre, des ONG ont manifesté contre l'Europe des murs. RFI / Béatrice Leveillé

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