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    Europe

    L'Arctique, nouvel eldorado de la Russie, et pas seulement

    media Un ours polaire dans l'archipel Svalbard, dans l'Arctique. Getty Images/E+/Dag SjAstrand

    Le quatrième Forum international Arctique se tient ce jeudi à Arkhangelsk en Russie. Tous les pays bordant l'Arctique sont représentés : le Canada, les Etats-Unis, la Norvège, le Danemark, avec le Groënland, et bien sûr la Russie, mais aussi des pays intéressés par les enjeux commerciaux, comme la Chine ou le Japon. Car l'Arctique devient un lieu stratégique, avec des enjeux militaires et commerciaux, et cela d'autant plus que la fonte des glaces en facilite l'exploitation. Et la Russie a depuis quelques années fait connaitre ses ambitions.

    Avec notre correspondante à MoscouMuriel Pomponne

    Dimitri Rogozine, vice Premier ministre russe chargé du complexe militaro-industriel, expliquait dès 2015 : « L'Arctique, c'est notre territoire, nous en assurerons la sécurité. Et nous y ferons aussi de l'argent ».

    Et pour affirmer sa présence, la Russie a déployé une armada de 40 brises-glace dans la région, dont un tout nouveau brise-glace militaire.. Elle a aussi lancé la construction d'une base, et orchestré des grandes manoeuvres militaires.

    Mais la Russie veut surtout prouver que le plateau continental s'étend au-delà de la limite actuelle des 200 milles nautiques, pour revendiquer 1,2 millions de kilomètres carrés supplémentaires.

    Car l'Arctique renfermerait 20% des réserves d'hydrocarbure mondiale. Et la région contrairement à l'Antarctique, n'est pas sanctuarisée. La zone intéresse les grandes compagnies d'hydrocarbure. A l'exemple du projet gazier titanesque de Total, en cours d'achèvement, au nord de la presqu'ile de Yamal.

    Les Russes veulent non seulement exploiter la région, mais ils veulent aussi contrôler les transits des hydrocarbures via le nouveau passage du nord reliant l'Atlantique au Pacifique. Une route sur laquelle les autres pays riverains, le Canada, les Etats-Unis, la Norvège et le Danemark ont l'intention d'avoir un droit de regard .

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