GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 13 Août
Mercredi 14 Août
Jeudi 15 Août
Vendredi 16 Août
Aujourd'hui
Dimanche 18 Août
Lundi 19 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Guyane: le gouvernement rejette la demande d'un plan à 2,5 milliards d'euros

    media Le Premier ministre Bernard Cazeneuve, entouré de 11 ministres après la réunion sur la Guyane de ce lundi 3 avril 2017. REUTERS/Charles Platiau

    Bernard Cazeneuve a rejeté ce lundi 3 avril la demande qu'il juge « irréaliste » des meneurs du mouvement social en Guyane de porter à 2,5 milliards d'euros le plan d'urgence du gouvernement, en appelant à « renouer les fils du dialogue » après l'échec des négociations.

    Un Premier ministre qui multiplie les clins d’œil mais qui reste ferme sur le montant de l’enveloppe attribuée. « J’ai un attachement particulier à la Guyane », insiste le chef du gouvernement avant d’en appeler à la « levée des barrages ». Un appel à la raison martelé par tous les ministres présents à ce mini sommet. Pour l’Education, la ministre Vallaud-Belkacem a annoncé que 30 postes supplémentaires seront accordés à l’université de Guyane.

    Du côté de la sécurité, Mathias Fekl annonce le déploiement de 50 gendarmes supplémentaires cette année, de 90 à partir de 2018. Sur le plan de la santé, Marisol Touraine rassure sur le centre hospitalier de Korou, dont la Croix-Rouge avait envisagé une cession au privé. L’avenir du centre s’inscrira dans le cadre d’une mission de service public, indique la ministres des Affaires sociales.

    « Il serait (...) aisé de céder à la facilité et de promettre des mesures et des aides financières d'un montant irréaliste puis d'en laisser la charge et la responsabilité à un autre gouvernement. Ce n'est pas la conception que nous avons de la responsabilité dans la République », a déclaré le Premier ministre à Matignon, à l'issue de la réunion rassemblant les ministres.

    « J'en appelle encore une fois à la raison et à la levée des barrages. Bloquer la Guyane, bloquer son économie, bloquer ses écoles, bloquer ses services publics, ce n'est pas ainsi que l'on peut préparer l'avenir », a poursuivi Bernard Cazeneuve. « Nous avons entendu nos compatriotes guyanais », a affirmé le Premier ministre, qui a détaillé le plan de plus d'un milliard d'euros proposé par le gouvernement, dont les engagements doivent être « actés » mercredi 5 avril en Conseil des ministres.

    On ne gouverne pas en extrapolant des chiffres

    Bernard Cazeneuve

    Premier ministre

    03/04/2017 - par Stéphane Lagarde Écouter

     
    La mobilisation se durcit en Guyane

    « Non, ce n'est pas irréaliste, puisque monsieur le président de la République est venu

    «Nous sommes venus voir le responsable afin de discuter.» A Cayenne, les «500 frères» ferment les boutiques 04/04/2017 - par Pierre Olivier Écouter

    ici en Guyane, et lorsqu'il a évalué ses besoins, il avait parlé de 4 milliards. Ça, c'était une réalité. Donc, trois ans après le pacte d'avenir qu'il devait nous fournir, on ne l'a toujours pas vu. Et c'est ce qui a provoqué tout ce qui se passe aujourd'hui. Et maintenant qu’est-ce qu’on nous dit ? De nous calmer, de lever les barrages. Mais ça ne peut pas se faire puisque nous avons fait nos calculs et aujourd’hui, réellement, pour pouvoir arrêter les barrages, il faut qu’on ait ces 2,5 milliards pour pouvoir apurer totalement et relancer. Sans cet argent, on ne pourra pas », a déclaré à RFI un fonctionnaire guyanais retraité.

    Le collectif « Pou La Gwiyann dékolé » (Pour que la Guyane décolle), qui regroupe l'ensemble des mouvements protestataires, avait annoncé dimanche un durcissement de la mobilisation, expliquant rentrer « dans un rapport de force avec l'Etat » après le départ de la ministre des Outre-mer.

    Les «500 frères» en pickup font fermer tous les magasins de Cayenne, le 3 avril 2017. RFI/Pierre Olivier

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.