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    Europe

    Référendum en Turquie: partisans du «oui» et du «non» en campagne jusqu'au bout

    media Les drapeaux turcs et le portrait du président Recep Tayyip Erdogan recouvrent les murs d'Istanbul ces jours-ci. REUTERS/Alkis Konstantinidis

    C'est une échéance majeure en Turquie. Dimanche 16 avril 2017, 55 millions d'électeurs devront se prononcer pour ou contre une réforme constitutionnelle très controversée dans le pays, mais aussi en Europe. Si le camp du « oui » l'emporte, les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan seront considérablement renforcés. Ses détracteurs mettent en garde l'opinion publique contre une possible dérive autoritaire.

    Avec notre envoyée spéciale à Istanbul,  Murielle Paradon

    Dans les rues d’Istanbul, l’omniprésence de la campagne pour le « oui » au référendum est frappante, tout comme l’omniprésence de la figure du président. Des affiches géantes montrent le visage de Recep Tayyip Erdogan, apparaissant confiant et sûr de lui, avec ce slogan : « evet », « oui » en turc. Ces affiches recouvrent des façades d’immeubles, notamment place Taksim, haut lieu de la contestation de 2013 contre le pouvoir. Tout un symbole.

    Pour ce référendum, les meetings géants étaient en principe terminés. Mais le président tiendra finalement un dernier rendez-vous samedi, a-t-on appris. En attendant, les militants de son mouvement, le Parti de la justice et du développement (AKP), continuent de faire campagne un peu partout, avec des camions et des sonos bruyantes. Ils défendent un pouvoir fort en Turquie, pour plus de stabilité et de sécurité, alors que l'opposition dénonce une dérive autoritaire.

    Convaincre les indécis

    Il est beaucoup moins facile de défendre le « non » à l'heure actuelle. Les partis laïcs et pro-kurdes ont été intimidés. Certains leaders sont en prison. Malgré tout, des citoyens turcs se mobilisent. Ils descendent dans les rues d’Istanbul, installent des stands à côté de leurs adversaires. Ils branchent eux aussi leurs sonos à fond, distribuent des tracts avec le slogan « hayir », « non » au référendum. Ils essaient de convaincre les indécis, et selon les sondages, les résultats seraient serrés pour le vote de dimanche.

    Cette consultation populaire s'inscrit dans un contexte particulier, alors que la guerre et la crise migratoire continuent chez les voisins syrien et irakien, et qu'une tentative de coup d’Etat a échoué le 15 juillet dernier. L'état d'urgence a été instauré. S'en sont suivies des purges massives dans l'opposition turque et kurde. Des dizaines de milliers de personnes ont été limogées ou arrêtées, dont de nombreux journalistes. Résultat, la campagne médiatique a été totalement déséquilibrée aux yeux des observateurs.


    ■ Témoignage d'Erol Onderoglu, représentant de Reporters sans frontières (RSF) en Turquie.

    « Sous l'état d'urgence, on assiste à un climat extrêmement arbitraire. C'est-à-dire la fermeture de dizaines d'organes de médias critiques, l'incarcération de dizaines de grands journalistes assez expressifs, assez critiques envers Erdogan, envers le régime, etc. Un manque de l'Etat de droit, mais aussi une impuissance de la justice à traiter les affaires de journalistes. Des dizaines de journalistes attendent aujourd'hui la décision de la Cour constitutionnelle turque. La justice turque a cessé d'exercer sa fonction. Les journalistes sont publiquement intimidés par le président, par les porte-parole du gouvernement. Et ce à quoi on assiste aujourd'hui, c'est un climat qui n'a rien à voir avec un processus de référendum où les journalistes doivent avoir leur vision, doivent pouvoir exposer leur point de vue, et les gens à pouvoir accéder à des informations diverses. »

    reportage dans le sud-est à majorité kurde
    A Van, autre ambiance: le camp du «oui» fait campagne sous la crainte des attaques du PKK 14/04/2017 - par Alexandre Billette Écouter

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