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    Europe

    Turquie: les opposants au référendum poursuivent la contestation

    media Des manifestants anti-gouvernementaux et partisans du non au référendum protestent contre les résultats, dans un quartier d'Istanbul, le 17 avril 2017. REUTERS/Kemal Aslan

    Au surlendemain du référendum sur le régime présidentiel, remporté par le oui avec 51,4% des voix, les contestations se poursuivent. Deux partis d'opposition ont lancé une procédure pour faire annuler le scrutin. Les observateurs internationaux dénoncent un processus injuste. Et dans la rue, en dépit de l'état d'urgence, des militants du non ont manifesté lundi soir pour un deuxième soir d'affilé, contre les fraudes présumées lors du décompte des voix.

    Avec notre correspondant à Istanbul,  Alexandre Billette

    Dans les ruelles de Besiktas, les manifestants sont comme à la maison : ici le non l'a emporté avec plus de 80% des voix dimanche. En chemin, les manifestants sont soutenus par les voisins qui tapent sur des cuillers ou des casseroles. « Erdogan, voleur, assassin », crie la foule d'environ 1000 personnes sous la pluie.

    Etonnamment, pas de blindés anti-émeute de la police comme à l'habitude lors des manifestations anti-régime à Istanbul. En revanche, beaucoup de policiers en civil qui tournent autour des manifestants.

    Bürde, 28 ans, habite près de la place Taksim. Pour elle, venir c'était la seule chose possible à faire : « Parce que je ne reconnais pas les résultats publiés par la commission électorale. La question, ce n'est pas, pourquoi je suis venue ce soir, la question c'est : pourquoi les gens restent chez eux ? C'est ça qui m'étonne. Avec ce nouveau régime, c'est peut-être la dernière fois qu'on pourra sortir dans la rue ce soir. »

    Dans d'autres quartiers libéraux d'Istanbul comme à Kadiköy, près d'un millier personnes se sont réunies lundi soir, et ils promettent d'y revenir tous les soirs jusqu'à l'annulation du scrutin.

    Turquie: après la victoire du «oui», ceux qui rient, ceux qui pleurent

    Ahmet Kiraz, avocat et membre du parti d'opposition CHP, constate et déplore une dérive autocratique :

    Nous avions déjà une dictature qui s'était mise en place, là elle a été légalisée. On a un régime de type baassiste : il y aura le multipartisme comme en Syrie, il y aura des élections, mais il n'y aura désormais aucune élection qui puisse être perdue par cette clique à la tête de l'Etat. Vous avez des foules qui sont embrigadées, victimes d'un lavage de cerveaux. Le gouvernement domine tout l'espace médiatique. L'opposition a très peu de moyens pour faire entendre sa voix. donc c'est la vérité du gouvernement, c'est la vérité de Erdogan qui est imposée à toute la population. Et cette situation durera jusqu'au jour où l'on prendra le mur.
    Ahmet Kiraz 18/04/2017 - par Murielle Paradon Écouter

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