GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 24 Avril
Mardi 25 Avril
Mercredi 26 Avril
Jeudi 27 Avril
Aujourd'hui
Samedi 29 Avril
Dimanche 30 Avril
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • La Corée du Nord a procédé à un tir de missile balistique (Yonap)
    • Irak: une explosion secoue le centre de Bagdad (AFP)
    • Donald Trump devant la NRA, le lobby des armes: «Vous avez un ami à la Maison Blanche»
    • Nicolas Dupont-Aignan sur France 2: «Marine Le Pen n'est pas d'extrême droite»
    • Présidentielle 2017: Nicolas Dupont-Aignan a signé un accord de gouvernement avec Marine Le Pen et la soutiendra au second tour
    Europe

    Est ukrainien: victoire en demi-teinte pour Kiev à La Haye

    media La Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye (photo d'illustration). AFP PHOTO / INTERNATIONAL COURT OF JUSTICE / FRANK VAN BEEK

    La Cour internationale de justice de l’ONU a rejeté mercredi 19 avril la demande de Kiev de prendre d'urgence des mesures afin que Moscou mette fin « à tout appui » aux rebelles agissant sur son territoire. Les juges ont considéré qu’ils n’avaient pas suffisamment de preuves pour établir la responsabilité russe dans la guerre du Donbass. En revanche, la CIJ a reconnu la Russie coupable de discrimination à l’encontre des Tatars de Crimée.

    La décision est peut-être positive pour l’Ukraine, mais elle ne résout rien au conflit qui l’oppose à la Russie. La délégation ukrainienne à La Haye s’est certes félicitée d’un verdict qui reconnaît la juridiction de la Cour à la fois dans le cas de discrimination à l’encontre des Tatars de Crimée et du soutien russe aux Républiques séparatistes autoproclamées.

    Des mesures temporaires ont été imposées à la Russie dans le premier cas, ce qui est une sorte de reconnaissance de l’annexion illégale de la péninsule par la Russie. Mais dans le second cas, la CIJ a considéré ne pas avoir suffisamment de preuves pour accabler Moscou.

    A Kiev, beaucoup trépignent, rapporte notre correspondant dans la capitale, Sébastien Gobert. Le conflit qui fait rage depuis 2014 a coûté la vie à plus de 10 000 personnes. L’implication russe a été prouvée par de nombreuses enquêtes, notamment dans le drame du crash du Boeing MH17 en juillet 2014.

    Sur les réseaux sociaux ukrainiens, les messages d’indignation et de moquerie à l’encontre des juges se multiplient. Avec, en substance, la frustration de ne pas voir l’Ukraine reconnue comme une victime d’une agression étrangère, et la peur de ne jamais obtenir justice.

    « Un flop retentissant » pour l'Ukraine, selon Moscou

    A Moscou, on juge qu'il « est important que la Cour ait adopté une position de principe et n'ait pas soutenu le point de vue de l'Ukraine d'une prétendue agression. » Le ministère des Affaires étrangères a affiché sa satisfaction, de même que le président de la commission des affaires étrangères à la Chambre haute, pour qui la décision de la CIJ constitue « un flop retentissant » pour l'Ukraine, rapporte notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne.

    Constantin Kosatchov ajoute que concernant la Crimée, les exigences de la CIJ sont soit réalisées, soit réalisables, notamment l'enseignement en langue tatare et ukrainienne. Pour lui, il y a même moins de violation en ce domaine que quand la péninsule était ukrainienne. La CIJ a également estimé que la Russie devait s'abstenir de limiter « la capacité des Tatars de Crimée de conserver leurs instances représentatives, y compris le Majlis », le parlement de cette minorité musulmane que Moscou a interdit.

    Pour le député Vladimir Djobarov, la primauté de la loi russe ne doit être mise en cause sur le territoire de la Russie, or le Majlis appelait à des actions extrémistes, et l'Etat était en devoir de se protéger. L'arrêt de la CIJ n'est pas une décision sur le fond; elle ne fait que répondre à la demande de l'Ukraine sur des mesures d'urgence, et ne préjuge pas des décisions ultérieures.

    → A (re) écouter : Ukraine: le Donbass, deux ans après les accords de Minsk (Reportage international)

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.