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    Europe

    A Berlin, Emmanuel Macron soigne la relation franco-allemande

    media Emmanuel Macron a été chaleureusement accueilli par Angela Merkel. à la chancellerie, ce lundi 15 mai 2017. REUTERS/Fabrizio Bensch

    Emmanuel Macron s’est rendu lundi 15 mai à Berlin pour rencontrer Angela Merkel. Alors même qu'il n'a pas encore formé son gouvernement, le nouveau président français a voulu montrer avec ce premier déplacement à l’étranger, la priorité qu’il accorde à l’Europe et à la relation franco-allemande. Une attention appréciée par Angela Merkel.

    Avec notre envoyée spéciale à Berlin,  Valérie Gas

    Angela Merkel a accueilli Emmanuel Macron dans la cour de la Chancellerie et la fanfare de l’armée de Terre a joué la Marseillaise. Premier déplacement à l’étranger pour Emmanuel Macron et premier moment symbolique.

    A l’issue d’un entretien d’une heure environ, Angela Merkel a remercié Emmanuel Macron du « grand honneur » qu’il a fait à l’Allemagne en choisissant de venir à Berlin pour son premier déplacement officiel.

    Côte à côte, la chancelière allemande et le président français ont affiché leur proximité et Emmanuel Macron a voulu donner des gages de bonne volonté. « L’agenda français sera un agenda de réformes dans les prochains mois, en matière économique, sociale et éducative, non pas parce que l’Europe le demande, parce que la France en a besoin », a-t-il déclaré.

    Les deux dirigeants ont manifesté leur volonté de travailler ensemble sur des problèmes concrets comme la directive sur les travailleurs détachés, la question de l'asile ou la réciprocité commerciale. Ils ont même évoqué la possibilité d’amender les traités européens, si « c’est utile », a dit la chancelière. « Pas de tabou si cela redonne des perspectives à l’Europe », a répondu Emmanuel Macron qui veut une « refondation ».

    Et quand est arrivée la question sur le signal envoyé par la nomination d’un Premier ministre de droite, Edouard Philippe, Emmanuel Macron a répondu : « Nous prendrons dorénavant la discipline à l’étranger de ne pas parler de politique française. Je vous dirai simplement d’un mot, et ce sera le seul, que la recomposition politique que j’ai entamée il y a plusieurs mois et qui a conduit à mon élection se poursuit et qu’elle se fera dans le cadre de mon élection présidentielle et de ce que le peuple français a voulu, ni plus ni moins. »

    Ne pas parler de politique française c’est pourtant ce qu’a fait Angela Merkel en souhaitant bonne chance à Emmanuel Macron pour les législatives. Ils ont enfin décidé d’organiser un conseil des ministres franco-allemand en juillet.


    Macron, Merkel et la défense européenne

    Le président et la chancelière ont plaidé pour une « politique étrangère et une de défense, plus cohérente, afin de rendre l'Europe plus forte ». Après le départ des Anglais, les Français et les Allemands sont appelés à devenir les deux locomotives de l'Europe de la défense.Les deux responsables reconnaissent que les dossiers européens avancent souvent trop lentement.

    L'Europe de la défense aujourd'hui c'est une douzaine d'opérations. Opérations de formation en République centrafricaine et au Mali, ou lutte contre les trafics en mer Méditerranée ou au large de la corne de l'Afrique.

    Emmanuel Macron et Angela Merkel souhaitent aller plus loin. L'idée n'est pas nouvelle, une feuille de route a été lancée l'an dernier, et les premières propositions ont été formulées lors du sommet informel de Bratisvala.

    Berlin a accepté de soutenir indirectement la France en envoyant un millier d'hommes au Mali sous les couleurs des Nations unies.

    En bilatéral, Paris et Berlin ont annoncé la mise en place en 2020, d'une unité commune pour le transport aérien militaire. Les Allemands et les Français partagent déjà la même base aérienne au Niger et coopèrent déjà dans le domaine des satellites de renseignements.

    En revanche, le lancement du quartier général opérationnel européen qui devait être présenté cette semaine comme une avancée en matière de défense commune, a été rejeté ce lundi par les Anglais lors de la réunion mensuelle des ministres des Affaires étrangères. Tout le monde était d'accord sauf Londres pour qui l'OTAN doit rester l'outil uniquement de la défense du continent européen.


    La visite de Macron à Berlin vue de Pologne

    Comment les autres Européens perçoivent-ils la visite d’Emmanuel Macron à Berlin et l’état des relations franco-allemandes ? Cela dépend de leur situation géopolitique, de leur situation intérieure et de leur perception de l’Europe. Le gouvernement polonais est populiste et eurosceptique, et plutôt en mauvais termes aussi bien avec Berlin qu’avec Paris.

    L’eurodéputé polonais Zbigniew Kuzmiuk est membre de Droit et justice (PiS) le parti au pouvoir. Il ne s’attend à aucune initiative franco-allemande sérieuse sur l’Europe, car il estime que la France est devenue trop faible pour être considérée par l’Allemagne comme un partenaire fiable.

    « Le tandem franco-allemand fonctionne depuis toujours au sein de l’Union européenne. Mais même si le président Macron présente des propositions extraordinaires, la chancelière Merkel les recevra avec une extrême prudence. Bien sûr, il peut y avoir des idées concernant l’Europe à deux vitesses, mais je pense qu’Angela Merkel, renforcée grâce aux dernières élections régionales, souhaitera mener sa propre politique. Macron est très jeune. Il a fait beaucoup de promesses au peuple français et il s’efforcera de les tenir. Toutefois, les initiatives politiques c’est une chose, et la très difficile situation de l’économie et des finances publiques françaises en est une autre. Ce pays a beaucoup perdu ces dernières années en comparaison avec l’Allemagne. J’espère qu’Emmanuel Macron en tirera les conclusions qui s’imposent quant aux réformes dont l’économie française a besoin. Sans cela, même si madame Merkel lui exprime sa plus grande sympathie, la France ne sera pas considérée par l’Allemagne comme partenaire. » 

     

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