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    Europe

    Hongrie: nouvelle manifestation de soutien à l'université Soros et contre Orban

    media Plusieurs milliers de Hongrois ont manifesté sous le soleil à Budapest ce dimanche 21 mai. REUTERS/Laszlo Balogh

    En avril dernier, une loi visant à chasser une prestigieuse université de Hongrie et un projet de texte destiné à renforcer le contrôle des ONG ont déclenché le plus important mouvement de protestation dans le pays depuis le retour de Viktor Orban au pouvoir en 2010. Plusieurs milliers de personnes ont de nouveau manifesté dimanche 21 mai au soir à Budapest en soutien à l’UE et contre le Premier ministre hongrois.

    Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère

    CEU est une Université américaine installée à Budapest depuis 1992 pour former l'élite d'Europe centrale et freiner la fuite des cerveaux en Amérique. C'est l'une des 50 meilleures universités au monde. Mais elle a été fondée par George Soros, financier américain d'origine hongroise et bête noire de Viktor Orban, et elle est vue par Orban comme une pépinière du libéralisme et de futurs mouvements d'opposition.

    Au plan politique, la Commission européenne et la majorité des eurodéputés ont sommé Budapest de modifier sa loi et d'entamer des négociations avec l'Université d'Europe centrale. Mais le gouvernement hongrois n'a pas bougé d'un pouce.

    Sur le front légal, la Commission européenne a ouvert une procédure d'infraction le 26 avril dernier. Le gouvernement hongrois doit donner sa réponse le 26 mai. A quelques jours de cette date limite, les Hongrois sont à nouveau descendus dans la rue et la mobilisation ne faiblit pas.

    « Maintenir la pression »

    Ce dimanche, Hajnal Sellö a manifesté avec ses amies sous un soleil radieux. Cette professeur à l'Ecole d'art dramatique de Budapest a épinglé sur son blouson un badge qui dit « Je soutiens l'Université d'Europe centrale ». « C'est absolument scandaleux, ce qui se passe avec cette université, on peut pas rester silencieux ! Manifester, c'est le minimum qu'on puisse faire mais, hélas, c'est aussi le maximum. »

    Aniko B. Nagy est historienne d'art. Pour elle, cela vaut la peine de continuer à manifester. « C'est le seul moyen de maintenir la pression sur le gouvernement. De manière pacifique, mais forte. Pour faire reculer le pouvoir. Ça sera long, il faudra peut-être beaucoup de manifestations mais ça finira par arriver. »

    Tamas Peragovics est moins optimiste. Ce Hongrois de 29 ans est doctorant à l'université d'Europe centrale. Il veut continuer à faire de la recherche dans cette institution de haut niveau. Alors si l'Université est chassée de Hongrie, il quittera lui aussi le pays. « Si on ne peut pas arrêter le gouvernement, ça y est, pour moi.... Je vais partir avec ma famille et je ne sais pas ce qui va se passer avec la Hongrie mais ce ne sera plus mon problème ! »

    Si le gouvernement hongrois ne modifie pas la loi, l'université d'Europe pourrait perdre sa licence de fonctionnement en octobre prochain.

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