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    Europe

    [Reportage] Stupeur à la mosquée fréquentée par le kamikaze de Manchester

    media Un officier de police devant la mosquée de Didsbury que fréquentait l'auteur de l'attentat. Manchester, mercredi 24 mai 2017. REUTERS/Stefan Wermuth

    La police britannique a annoncé mercredi soir avoir arrêté un 7e suspect dans l’enquête sur l’attentat de Manchester qui a fait 22 morts. Selon elle, le kamikaze britannique d’origine libyenne aurait été appuyé par une cellule. On en sait un peu plus sur le profil de l’assaillant. Il a notamment fréquenté une mosquée de Manchester, la mosquée Didsbury, dans le sud de la ville, à quelques kilomètres du lieu de son habitation. Une mosquée qui s'est retrouvée soudain au centre de tous les regards, tandis que la communauté musulmane de Manchester essaye de comprendre ce qui a poussé Salman Abedi à commettre un tel attentat et appelle à la solidarité avec les victimes.

    Avec notre envoyée spéciale à Manchester,  Anastasia Becchio

    Une ancienne église en briques rouges, transformée en mosquée depuis les années 1960, dans une zone résidentielle très animée ces derniers temps. Accompagné de l’imam et de plusieurs responsables religieux, Fawzi Haffar, chef du centre islamique de la mosquée, sort lire un communiqué : « Cet acte lâche n’a pas sa place dans notre religion. Nous appelons quiconque a des informations sur l’individu impliqué, à contacter la police sans délai. »

    Dans la déclaration, pas de mention du fait que l’auteur de l’attentat, d’origine libyenne, ou ses parents aient pu fréquenter le lieu de prière. Mohammed Fadil connait de loin cette famille et confirme avoir vu Salman Abedi à la mosquée. « Au sein de la communauté libyenne, il se tenait toujours à distance. Ceux qui le connaissaient ont été très choqués. La communauté libyenne, ça n’est pas une bande de terroristes. Nous sommes médecins, chercheurs, ingénieurs, et ce qui s’est passé, c’est une anomalie, une exception. »

    Sur le trottoir en face de la mosquée, un jeune homme à la barbe fournie qui tient à rester anonyme distribue les interviews. « Si cet individu a prié ici, ça ne veut pas dire qu’il faut estampiller cette mosquée comme une mosquée terroriste. Il n’y a pas d’activité terroriste à l’intérieur de cette mosquée. » Les voisins de la mosquée, ne rêvent, eux, que d’une chose, retrouver la tranquillité, loin des déploiements policiers et du bruit médiatique.

    Recueillement et inquiétude

    Des responsables musulmans ont appelé leurs fidèles à venir se recueillir en mémoire des victimes devant l’autel commémoratif installé sur une place du centre-ville de Manchester. Un geste de solidarité qui cache aussi une inquiétude : la recrudescence d’actes islamophobes.

    Des bouquets de fleurs par centaines, des veilleuses, des peluches et des ballons s’amoncellent sur la place Sainte-Anne, en plein de cœur de Manchester. Arshed Misbahi, imam de la mosquée Jamia, dans le nord de Manchester vient honorer la mémoire des victimes pour la deuxième soirée consécutive. « Nous voulons redire au monde, de manière ferme "s’il vous plait, ne blâmez pas l’islam, pour ce qu’a fait un musulman stupide au cerveau lavé". Nous en avons déjà vu le contrecoup dans la communauté musulmane : des mosquées ont été attaquées, des musulmanes ont été attaquées, et des commerces ont été incendiés », souligne l'iimam.

    Djellaba blanche et turban autour de la tête, Manzour, gérant d’un petit restaurant est venu avec ses deux fils et beaucoup de questions sur l’auteur de l’attentat. « La mosquée qu’il a fréquentée a accueilli des centaines et des centaines de musulmans qui sont des citoyens respectueux des lois. La question est : qu’est-ce qui l’a fait penser différemment d’eux ? Ils vont à la même mosquée, je suis allé dans cette mosquée, mais, je ne pense pas comme lui, je ne partage pas ses vues. Je n’ai jamais entendu ces points de vue développés par les imams. Comment des gens comme lui en arrivent-ils à penser ça ? Comment ça commence ? Avec le reste de la communauté, je suis aussi perdu que tout le monde. »

    Tout autour de la place, des jeunes hommes tiennent des banderoles sur lesquelles ils ont écrit : « l’amour pour tous, la haine pour personne ».

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