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    Europe

    Macron veut imprimer sa marque pour son premier Conseil européen

    media Emmanuel Macron et Angela Merkel, le 25 mai 2017. Le couple franco-allemand reste le moteur de l'Union européenne. REUTERS/Hannibal Hanschke

    A Bruxelles, un nouveau Conseil européen se déroule ces jeudi et vendredi, avec au menu des Vingt-Huit, des thèmes comme l'immigration, la sécurité et l’Europe de la défense. Trois jours après le début des négociations officielles sur le Brexit, le divorce entre Londres et l'Union européenne sera bien sûr abordé. Ce sommet constitue aussi un premier rendez-vous européen pour le nouveau président Macron.

    Avec notre bureau de Bruxelles,

    Ce jeudi, il y a ceux qui l’accueilleront comme le messie et ceux qui se méfient du « gamin » surdoué qui va bousculer leurs habitudes. Et dans les faits, il a déjà rencontré bon nombre d’entre eux, y compris avant son élection.

    Tous lui reconnaissent le mérite d’avoir remis le projet européen au cœur de leur débat et d’avoir démontré qu’on pouvait être élu triomphalement sur un programme europhile. En somme d’avoir réussi là où ils ont échoué.

    Macron à la recherche du consensus

    Emmanuel Macron, de son côté, entend propulser ses homologues sur tous les terrains où l’on peut pressentir un consensus sur des thèmes aussi variés que la défense européenne ou le régime de sécurité sociale et de rémunération des travailleurs détachés.

    Mais il sait que son arrivée sur le devant de la scène n’est pas du goût des gouvernements actuels, des pays d’Europe centrale et orientale, notamment le groupe dit de Visegrad : très forts, dès lors qu’il s’agit d’encaisser les subventions européennes, très faibles sur la solidarité pratique et politique qui en est l’indispensable contrepartie. Emmanuel Macron a donc prévu une séance de recadrage avec les dirigeants de quatre de ces pays.

    May en position de faiblesse

    Autre particularité de ce sommet : l'arrivée en situation peu confortable de Theresa May, après avoir perdu la majorité absolue à Westminster avant même le début des négociation sur le Brexit. D'ailleurs, jamais de mémoire d’eurocrate, un chef de gouvernement britannique ne s'était présenté dans une telle position de faiblesse devant ses pairs.

    A défaut de l’autoriser à tenter une espèce de négociation politique-bis sur le départ du Royaume-Uni de l'UE qui, lui a-t-on expliqué, aura pour seule enceinte les pourparlers techniques dirigés par Michel Barnier et son équipe, le président du Conseil européen, Donald Tusk, lui a concédé une courte intervention ce soir sur le sort des ressortissants de l’UE établis au Royaume-Uni, rien de plus.

    Le gros du débat se déroulera sans elle, plus tard dans la soirée, à 22h30, quand le Conseil se réunira à Vingt-Sept. Il sera question du dernier développement dans les négociations. Parmi les décisions bien concrètes, les dirigeants européens devraient approuver les modalités des procédures concernant le transfert des agences de l’Union qui ont actuellement leur siège au Royaume-Uni.

    Au programme du jeudi

    Les participants au sommet passeront l’après-midi du 22 juin à échanger sur le renforcement de la coopération européenne en matière de défense et de sécurité intérieure. Ils vont notamment faire le point sur la lutte contre le terrorisme. Le programme pour la soirée est très dense. Lors d’un dîner de travail, les membres du Conseil européen discuteront de relations extérieures de l’Union et du problème de changement climatique, devenu particulièrement compliqué politiquement avec le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris.

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