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    Europe

    Arrestations en France et en Belgique autour d'un gang de «motards jihadistes»

    media Agé de 42 ans, l'homme interpellé côté français se trouvait à Wattignies, en banlieue de Lille, où a été prise cette photo en marge de l'opération, mercredi 5 juillet 2017.. DENIS CHARLET / AFP

    Une opération antiterroriste franco-belge a conduit ce mercredi 5 juillet à l’arrestation de cinq personnes, dont deux membres des «Kamikaze Riders», un groupe de motards belges soupçonnés de préparer un attentat.

    Au petit matin, mercredi à Wattignies en banlieue de Lille, la Direction générale française de la sécurité intérieure (DGSI) a interpellé manu militari un homme de 42 ans soupçonné de « projeter une action violente ». Au cours de cette opération particulièrement musclée, une trentaine de policiers ont été déployés et la porte de la maison du suspect a été défoncée aux explosifs.

    Cette arrestation s'est déroulée dans le cadre d'une enquête antiterroriste franco-belge pour laquelle les autorités des deux pays ont constitué une « ECE », une équipe commune d'enquête. Simultanément, côté belge, des perquisitions de la police fédérale avaient lieu dans la commune bruxelloise d'Anderlecht, dans quatre habitations et deux boxes de garage.

    Ces dernières ont débouché sur quatre arrestations et la découverte d'une cache d'armes : trois kalachnikovs, trois armes de poing, un fusil à pompe, des munitions et quatre détonateurs. Il y avait aussi, entre autres, des uniformes de police, des gilets pare-balles, des radios, un gyrophare bleu. Les suspects sont soupçonnés d’avoir planifié un attentat « avec d’autres suspects ».

    Leur éventuelle cible n'a pas été identifiée. Le parquet fédéral de Belgique, compétent pour l'antiterrorisme, précise qu'il s'agit d'un nouveau dossier, sans lien avec l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris ou ceux du 22 mars 2016 à Bruxelles. Une enquête indépendante aussi de l'attentat raté de la gare centrale de la capitale belge, le 21 juin dernier.

    Le leader des « Kamikaze Riders » déjà condamné en 2016 pour terrorisme

    Sur les quatre personnes arrêtées à Bruxelles, deux ont été inculpés de participation aux activités d'un groupe terroriste. Il s'agit d'Akim et de Khalid Saouti, deux des frères de Saïd Saouti. Ce dernier, leader du groupe de motards belges « Kamikaze Riders », a été condamné en octobre 2016 par le tribunal correctionnel de Bruxelles à six ans de prison pour participation à une organisation terroriste liée à la mouvance jihadiste.

    Avec son complice Mohamed Karay, condamné à trois ans de détention, il avait été arrêté le 27 décembre 2015. Ils étaient initialement soupçonnés de préparer un attentat à Bruxelles contre la Grand-Place ou le commissariat central, bien qu'au cours de l'enquête, ni armes ni explosifs n’avaient été retrouvés - le parquet avait demandé un non-lieu pour les accusations de planification d’attentat.

    Saïd Saouti avait également été déclaré coupable du recrutement de candidats au jihad et d'apologie du groupe Etat islamique. Il avait en effet posté sur Internet de nombreuses vidéos faisant l’apologie du jihadisme. En fin de procès, l’accusé avait fait son mea culpa. Mais dans son réquisitoire, la procureure avait dit qu'elle ne croyait « absolument pas à la prise de conscience » du prévenu, qui continuait selon elle d'afficher ses convictions radicales en détention.

    En revanche, les deux « bikers » avaient été lavés de l'accusation d'avoir donné des instructions ou des formations pour la fabrication d'explosifs et le maniement d'armes. Il s’agissait en réalité d'airsoft, un sport de plein air dont les prévenus étaient friands, et qui oppose des joueurs équipés de répliques d'armes propulsant des billes de plastique - le procureur considérait cela comme un entraînement militaire.

    Qui sont les « Kamikaze Riders », cet obscur groupe de motards belges ?

    Les « Kamikaze Riders » étaient, à l’origine, connus de la police pour des équipées sauvages à moto sur le périphérique de la capitale. Quant aux amateurs, ils connaissaient leurs acrobaties motocyclistes grâce aux vidéos postées sur Internet. Originaires d’Anderlecht, ils étaient en activité depuis les années 1990. Le groupe avait été fondé en 2003.

    Historiquement adeptes de vélo acrobatique, ses membres s’étaient mis, l’âge venant, au quad et à la moto. Mais en 2012 et 2013, ils avaient retenu l’attention du parquet fédéral lors du jugement du groupe terroriste Sharia4Belgium. Plusieurs de ces jihadistes étaient en effet des proches ou des membres de ce club de « bikers ».

    L’avocat des frères Elouassaki, dont deux ont été condamnés à Anvers pour terrorisme, avait défendu le profil varié de ces motards : « Des Belges, des Italiens, des Turcs, des Marocains ». « L’enquête a montré que certains avaient des sympathies pour l’Etat islamique », avait-il concédé, avant de rappeler que cela ne suffisait pas à faire des « Kamikaze Riders » un groupe terroriste.

    A l’hiver 2015, lorsque deux trentenaires du groupe ont été arrêtés, dont le fondateur Saïd Saouti, l'événement a provoqué l'annulation du feu d'artifice du Nouvel An dans le centre de Bruxelles, de peur de nouveaux attentats sur le modèle de ceux du 13-Novembre à Paris.

    → (RE)LIRE : De Molenbeek à Paris, la traque des jihadistes se poursuit

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