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    Europe

    Brexit: les négociateurs se retrouvent pour un second round

    media Michel Barnier (d) et David Davis, les négociateurs en chef de l'Union européenne et du Royaume-Uni sur le Brexit, se retrouvent ce lundi 17 juillet. REUTERS/Francois Lenoir

    Plus d'un an après le référendum du Brexit, et trois mois après la notification de retrait par Theresa May, les deux négociateurs-en-chef se retrouvent à nouveau ce lundi 17 juillet à Bruxelles pour une nouvelle semaine de négociations. Le calendrier fixé prévoit de nouvelles sessions de négociations pendant les semaines du 17 juillet, du 18 septembre et du 9 octobre.

    La première rencontre plénière des négociateurs européens avec leurs homologues britanniques avait servi essentiellement à fixer le cadre et le calendrier de la négociation. On devrait cette semaine entrer dans le vif du sujet.

    Depuis ce lundi et jusqu’à jeudi, les trois groupes de travail techniques s’isoleront et une synthèse sera faite en fin de journée en présence de l’ensemble des négociateurs, alors que les deux chefs de file, le Britannique David Davis et le Français Michel Barnier pour l'UE, traiteront à un niveau plus politique les difficultés, au fur et à mesure qu’elles apparaîtront – c’est dire s’ils ne seront pas inoccupés.

    Les dossiers sur la table

    Ces trois groupes de travail correspondent aux trois têtes de chapitre, imposées très logiquement par les Européens aux Britanniques, puisque ce sont ceux-ci qui sont demandeurs.

    Il sera d’abord question des droits post-Brexit des Britanniques dans l’UE. Mais aussi de ceux des ressortissants européens au Royaume-Uni. Soit 4,5 millions de personnes vivant dans l’incertitude totale concernant leur sort dans moins de deux ans.

    Il sera aussi question de la facture à acquitter par le Royaume-Uni avant son départ. Cette somme doit être versée par Londres pour solde de tout compte, au titre notamment des engagements financiers courant jusqu’en 2020. Le ministre britannique des Finances a assuré que le Royaume-Uni honorerait bien ses dettes, à condition que la somme inscrite à l'ardoise soit dûment quantifiée et vérifiée. Philip Hammond juge notamment fantaisiste le montant de 100 milliards d'euros parfois avancé. Les estimations s'échelonnent en effet de 55 à 100 milliards d'euros.

    Les Britanniques ne sont pas unanimes sur cette question. Un responsable du secteur financier britannique chargé de la question du Brexit estime même dans un texte rendu public dimanche par la presse que la France a en fait pour objectif caché de tirer profit du Brexit pour affaiblir la puissance de la City de Londres.

    → (RE)LIRE : Brexit: Londres suspecte Paris de manquer de loyauté pour attirer ses banques

    Parmi les autres sujets abordés lors de ce deuxième round, devraient être évoqués le casse-tête de la frontière inter-irlandaise et la question de Gibraltar, la compétence émanant de la Cour de justice de l’UE et les quotas des importations agricoles autorisées pour 124 pays extérieurs à l’UE.

    Le déséquilibre de fait entre les deux parties rend de fait les négociations plus ardues : les intérêts de l’Union européenne sont défendus par un grand nombre de négociateurs aguerris, maîtrisant parfaitement leurs dossiers, et qui jouent la transparence, alors que le gouvernement britannique peine à réunir quelques techniciens, chargés de défendre des positions souvent illisibles, compte tenu du flottement et des incohérences dans la ligne fixée par les principaux intervenants politiques britanniques. Et l’on ajoutera que ce n’est pas chose aisée que de négocier avec un gouvernement, assis sur une majorité parlementaire aussi vulnérable, explique notre correspondant à Bruxelles, Quentin Dickinson.

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