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    Europe

    [Tendances] Le scooter électrique partagé, coqueluche des Berlinois

    media L'entreprise Coup dispose de 1000 scooters Gogoro made in Taiwan sur Berlin que l’on ne peut plus ignorer. La société vient de débarquer avec 600 véhicules à Paris. Coup

    Ils sont verts et noirs ou bien orange. On les voit de plus en plus dans les rues de Berlin. Mais on ne les entend pas ou presque. Juste un léger sifflement lorsqu’ils fendent l’air en vous doublant. Les scooters électriques de location envahissent la capitale allemande. La sharing economy se développe toujours plus. Après les voitures et les vélos, ce sont les scooters qui peuvent être empruntés pour une course à travers la capitale allemande comme dans environ 25 villes dans le monde.

    De notre correspondant à Berlin,

    Sebastian Hass fait partie des clients de ce nouveau mode de mobilité, ces « young urban professionals » à l’affût des dernières tendances et d’un maximum de flexibilité : « Il y a des centaines de scooters à tous les coins de rue à Berlin. C’est très pratique. Je peux en prendre un le matin pour aller au travail et rentrer en transports en commun s’il pleut. Ou bien retrouver des amis en scooter le soir et repartir après avoir bu un verre en métro ».

    L’utilisation est adaptée à une clientèle branchée, équipée d’un smartphone et souvent déjà adepte d’autres systèmes comparables pour les voitures. « J’ouvre une application, je regarde où se trouve le prochain scooter, je clique sur réserver, j’ai un quart d’heure pour m’y rendre, tout ça marche très bien », raconte Sebastian Hass, satisfait. Une fois enregistré auprès des fournisseurs, pas d’abonnement mensuel à payer, mais uniquement les trajets effectués, 19 centimes par minute chez un fournisseur, 3 euros pour la première demi-heure chez l’autre.

    Mais au-delà de la mobilité proprement dite, le scooter sharing, comme pour les vélos ou les voitures, est aussi une philosophie. « Ça fait partie de cette culture du partage qu’on découvre de plus en plus. Tout le monde n’a pas besoin en permanence de son propre scooter. Ça crée donc un esprit de communauté et c’est un concept innovant », explique Sebastian Hass.

    Un choix pour l'environnement

    Il y aura d’ici la fin de l’année près de 2 000 scooters électriques disponibles dans les quartiers centraux de Berlin, grand comme huit fois Paris intra-muros. Leur nombre a augmenté sensiblement ce qui fait de la capitale allemande une ville pilote en la matière. « Berlin est aujourd’hui avec Paris la capitale des scooters électriques partagés », analyse Enrico Howe du centre de recherches Innoz. « La ville a une grande affinité avec ce mode de mobilité et c’est une métropole créative forte de nombreuses start-ups qui fournissent aux entreprises la main-d’œuvre nécessaire ». Pour Enrico Howe, ce mode de mobilité a un avenir sur la durée et constitue un complément utile pour un public qui ne veut posséder un deux roues ou une voiture.

    C’est aussi l’analyse de Valerian Seither, un des fondateurs de Emmy, une start-up typique du terreau innovatif berlinois qui propose ses scooters électriques partagés depuis deux ans et a séduit 20 000 clients : « C’est une tendance générale et un changement structurel dans les grandes villes. On ne veut plus posséder un véhicule, mais être libre et utiliser le moyen de locomotion optimal à un moment donné. C’est un phénomène qui se développe dans notre génération ».

    Emmy et ses scooters orange ont depuis l’an dernier un sérieux concurrent. Coup se présente aussi comme une start-up, mais l’entreprise est une filiale à 100% du géant allemand Bosch. L’entrée d’un poids lourd de l’industrie allemande sur ce marché tout récent prouve bien qu’il est porteur. Coup dispose désormais de 1 000 scooters Gogoro « made in Taïwan » sur Berlin que l’on ne peut plus ignorer. L’entreprise vient de débarquer avec 600 véhicules à Paris.

    Les scooters électriques sont un choix pour l’environnement auquel la clientèle est sensible. A l’heure où on parle beaucoup en Allemagne d’interdictions de circuler dans les centres-ville pour les voitures diesel les plus polluantes, les scooters à essence pas très propres risquent aussi d’être remis en cause un jour ou l’autre. « Les fournisseurs ont misé sur la solution aujourd’hui à la plus chère à savoir l’électrique », analyse Enrico Howe. « Mais à terme, cette technique va s’imposer. Et dans quelques années, il sera difficile de s’implanter dans une ville en proposant des véhicules conventionnels ».

    La société Emmy propose des scooters électriques partagés depuis deux ans. Elle a séduit 20 000 clients. Christoph Spranger

    Aujourd’hui déjà, 95% des scooters partagés à travers le monde sont électriques. Les particuliers qui souhaitent malgré tout être propriétaires de leur propre deux-roues ont sans doute longtemps rechigné devant les prix dissuasifs. Un nouveau venu s’est imposé sur ce marché en Allemagne en quelques années et s’est fait une place au soleil à côté des autres fabricants notamment asiatiques. Unu –en esperanto « un »- était au départ une petite start-up dotée de 3 000 euros de capital créée par des étudiants fascinés par le succès de l’électrique en Chine. Soutenus depuis par des investisseurs, ils ont pu développer leur propre produit et surmonté des problèmes de base. Mathieu Caudal, un Français, a rejoint plus tard les fondateurs d’Unu : « Avant qu’on arrive sur le marché, l’utilisation n’était pas facile, car il fallait des bornes publiques pour recharger les batteries. Chez nous, elles sont amovibles et vous les chargez dans votre appartement ou au bureau. Il n’y avait non plus de marque qui parle au grand public et de design sexy et le prix était le double des modèles essence ».

    Unu a développé un produit qui peut séduire les amateurs de Vespa. Et surtout le prix n’est plus dissuasif. Le modèle de base coûte 1 800 euros grâce à la suppression de tous les intermédiaires. Le scooter dont les couleurs sont modulables est commandé en ligne et livré directement par le fabricant au client dans un gros carton cadeau devant chez lui. Unu, après une implantation sur le marché germanique (Allemagne, Suisse, Autriche) a étendu ses activités à la France et aux Pays-Bas.

    Mais comme pour les scooters partagés, on insiste aussi chez Unu sur une philosophie qui dépasse le moyen de transport. « Le principal, ça n’est pas le scooter en soi, mais la solution de mobilité optimale pour les amoureux de la ville. Le véhicule est un moyen d’accéder à des expériences urbaines plus qu’une finalité en soi ».

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