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    Europe

    Attentats en Catalogne: l'imam de Ripoll au centre de l'enquête

    media La maison d'Alcanar, soufflée par une explosion mercredi soir, au sud de Barcelone: elle aurait servi de point de rencontre pour la cellule jihadiste et de lieu de préparation des attentats, le 20 août 2017. JOSE JORDAN/AFP

    Alors que la Catalogne et l'Espagne ont rendu ce dimanche matin un hommage solennel aux 14 personnes tuées dans le double attentat de jeudi, l’enquête se poursuit. Une chasse à l'homme active est menée pour retrouver le chauffeur de la camionnette qui a foncé sur la foule des Ramblas à Barcelone. Tout porte à croire qu'il s'agit d'un Marocain de 22 ans, Younès Abouyaaqoub. Par ailleurs l'attention se concentre sur l'imam de Ripoll, petite localité de Catalogne d'où sont originaires plusieurs membres de la cellule jihadiste suspectés d’être les auteurs des attentats de Barcelone et Cambrils. C'est lui qui aurait radicalisé cette cellule terroriste responsable des derniers attentats.

    Avec notre envoyé spécial à Barcelone, François Musseau

    Les habitants de Ripoll, cette bourgade d’où proviennent 8 des 12 jihadistes de la cellule officiellement « démantelée », selon les autorités à Madrid, n’ont aucun doute  : le cerveau de l’attentat de Barcelone est un certain Abdelbaki Es Satty, 45 ans, l’imam du lieu depuis 2015.

    On le décrit comme un homme réservé, sérieux, qui ne parlait qu’aux musulmans de la bourgade. En 2016, il avait ouvert une deuxième mosquée à Ripoll, où la communauté islamique ne dépasse pas 8% de la population. Et puis, bizarrement, en juin dernier, il annonce à ses fidèles qu’il part trois mois au Maroc voir des parents à lui ; chose peu habituelle, car un imam part rarement plus de trois semaines en vacances. En réalité, pensent les enquêteurs, il n’a jamais quitté la Catalogne, il se serait rendu à Barcelone, à Vic et à Cambrils pour organiser l’attentat.

    La maison d'Alcanar, centre névralgique des attentats ?

    A Ripoll, son colocataire Nadir affirme qu’il allait et venait à son gré, sans justifier ses déplacements. Mardi, c’est à dire deux jours avant la collision mortelle de la fourgonnette blanche sur les ramblas de Barcelone qui a tué 14 personnes, il lui a dit qu’il partait au Maroc.

    Les policiers catalans pensent qu’il a été tué à Alcanar, lors de l'explosion, mercredi soir, d'une maison où le groupe préparait ses opérations. La bâtisse a été détruite et la police déclare ce dimanche y avoir trouvé 120 bonbonnes de gaz. Les restes de plusieurs personnes, deux ou trois, ont également été retrouvés. Des tests ADN sont en cours pour établir si l’imam Abdelbaki Es Satty a été tué en ce lieu ou s’il a pu se réfugier au Maroc.

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