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    Europe

    Travailleurs détachés: l’opération déminage de Macron se poursuit en Bulgarie

    media Après la Roumanie, le président français se trouve en Bulgarie, un pays qui s'oppose à une réglementation européenne sur les travailleurs détachés. Inquam Photos/Octav Ganea via REUTERS

    Varsovie est contre une réforme de la directive européenne sur le travail détaché, la Première ministre polonaise a été très claire hier, alors qu'Emmanuel Macron poursuit sa tournée en Europe de l'Est. Vendredi 25 août, dernier jour de cette tournée, le président français se rend dans la station balnéaire de Varna, en Bulgarie.

    En Bulgarie, Emmanuel Macron va sans doute trouver une oreille attentive car le Premier ministre bulgare estime que son pays souffre aussi des failles du régime des travailleurs détachés.

    Mais comme, la veille, à Bucarest, il faudra expliquer aux chauffeurs routiers qui sont très remontés, que leur sort n’est pas menacé par la réforme (lire encadré).

    Jusqu'ici, les Tchèques, les Slovaques et les Roumains ont apporté leur soutien à Emmanuel Macron dans son combat, mais la déclaration du chef du gouvernement polonais jeudi a jetté un froid. « Nous défendrons jusqu'au bout notre position, parce que c'est une position qui est dans l'intérêt des travailleurs polonais », a expliqué Mme Szydlo à la presse. Environ 500 000 Polonais sont en effet employés par des entreprises polonaises dans d'autres pays membres de l'UE.

    Pour l’instant, le président français n’a pas réagi à cette prise de position, peut-être le fera-t-il dans la journée.

    L'Europe... et la France

    Quoi qu’il en soit, si président français a choisi de faire sa rentrée en Europe, il parle beaucoup de la France au cours de ce voyage.

    Celui qui avait promis de ne pas parler des affaires domestiques à l’étranger est en train d’opérer un virage complet. Chaque fois qu’il est interpellé par des journalistes français sur les critiques dont il fait l'objet, il répond, et longuement. Hier, il a même invité quelques journalistes choisis à bord de son vol entre Salzbourg et Bucarest pour justement s’expliquer sur sa politique et surtout sur sa communication.

    Et cette invitation est une rupture avec les premiers mois de la pratique de son mandat. Car contrairement à son prédécesseur, François Hollande, qui parlait librement, abondamment avec les journalistes, Emmanuel Macron jusqu’à maintenant refusait de pratiquer ce qu’on appelle dans le jargon journalistique, le « off ».

    Dans cette rentrée qui se révèle délicate sur le front social pour le président, rentrée qu’il a placée lui sous le signe de l’Europe, le chef de l’Etat ressent le besoin de s’adresser aux Français, de rétablir le contact.


     ■ La méfiance des routiers bulgares

    Avec notre correspondant à Sofia, Damian Vodenicharov

    La nouvelle directive sur les travailleurs détachés voulue par Emmanuel Macron pourrait offrir des avantages sociaux. Si elle s'inspire de la législation française, les routiers auront droit à de meilleures conditions de repos et un salaire beaucoup plus élevé. Mais pour Guéorgui, qui quitte la Bulgarie chaque semaine, c'est une proposition à double tranchant : « Pour nous, les chauffeurs, ça s'annonce pas mal. Je ne sais pas si les entreprises pourront tenir, par contre. Le motel à 40 euros, c'est bien, mais c'est beaucoup. »

    C'est tout le problème, des coûts plus élevés mais aussi de nouvelles démarches administratives. Pétar Naïdenov est chef d'entreprise, ses vingt camions partent surtout en France, où les choses ont changé avec la nouvelle législation, en vigueur depuis un an : « Ce n'est plus l'Europe à deux vitesses, c'est des orbites différentes. Les chauffeurs doivent être payés à 10 euros de l'heure, le double de ce qu'ils touchent d'habitude. »

    Les organisations patronales estiment même qu'une grande partie des entreprises ne survivrait pas ces secousses. Selon Krassimir Lalov de l'Union des transporteurs bulgares, des dizaines de milliers d'emplois seraient supprimés : « Environ 70 % des entreprises se retrouveraient au bord de la faillite. Il y a aussi entre 140 et 150 000 foyers qui dépendent du transport international et qui seraient privés de revenus. »

    Les discussions sur ces nouvelles mesures s'annoncent difficiles. La monnaie d'échange pourrait être encore une fois l'adhésion à l'espace Schengen et à la zone euro.

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