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    Europe

    Euro, Brexit, travailleurs détachés: l'ambitieux plan de Juncker pour l'UE

    media Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, délivre son discours sur l'état de l'Union devant le Parlement européen, à Strasbourg, le 13 septembre 2017. AFP/Patrick Herzog

    Embellie économique et unité affichée : le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a dévoilé ce 13 septembre à Strasbourg son propre scénario pour l'avenir de l'Union européenne (UE).

    « L'Europe a à nouveau le vent en poupe. Nous avons désormais une fenêtre d'opportunité mais celle-ci ne restera pas éternellement ouverte. Faisons le maximum pour saisir cette dynamique », a lancé Jean-Claude Juncker dès l'introduction de son discours annuel sur l'état de l'Union, à Strasbourg, ce 13 septembre.

    Le patron de l'exécutif européen a voulu laisser derrière lui, en cette rentrée 2017, la crise existentielle de l'Union européenne (UE) qu'il évoquait un an plus tôt. De fait, la croissance s'installe dans les 28 pays membres, le chômage recule, les flux migratoires paraissent maîtrisés. L'UE veut croire en sa convalescence.

    Pour Juncker, la construction d'une Europe plus forte et plus unie passe par le renforcement de sa force de frappe commerciale via des accords avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande à venir tout en proposant un cadre européen sur le contrôle des investissements étrangers afin de protéger les secteurs stratégiques. Cette mesure répond notamment aux inquiétudes sur les acquisitions chinoises.

    Il a appuyé l'idée d'un super ministre européen des Finances et de l'Economie qui serait à la fois commissaire européen de l'Economie et des Finances et président de l'Eurogroupe, qui regroupe les ministres des Finances des 19 pays ayant adopté la monnaie unique. L'euro, pour le chef de l'exécutif européen, a pour destin, à terme, d'être adopté par la quasi-totalité des Etats membres.

    Deux « poumons » européens : Est et Ouest

    En se gardant bien de citer quiconque, Jean-Claude Juncker a rappelé que « le droit et la loi doivent être garantis par une justice indépendante ». L'occasion pour le président de la Commission d'appeler à surmonter le fossé qui menace de s'agrandir entre l'Est et l'Ouest de l'Europe, alors que des Etats membres comme la Pologne et la Hongrie font l'objet de rappels à l'ordre de la part de la Commission sur le respect de certaines règles européennes. « L'Europe doit respirer à pleins poumons, elle en a deux, à l'Est et à l'Ouest, autrement elle s'essoufflera », a-t-il averti.

    Le patron de la Commission a aussi souligné l'importance de ne pas laisser les citoyens européens de côté, en particulier les travailleurs, appelant à une autorité commune de l'UE pour réguler le marché de l'emploi. « Dans une Union entre égaux, il ne peut y avoir de travailleurs de deuxième classe, a plaidé Jean-Claude Juncker. Ceux qui effectuent le même travail au même endroit doivent pouvoir obtenir le même salaire ».

    Plus d'un an après le séisme du référendum sur le Brexit, il n'a en revanche que très brièvement évoqué le retrait annoncé du Royaume-Uni. « Nous devons respecter la volonté du peuple britannique, mais nous avancerons, nous avancerons parce que le Brexit n'est pas tout, parce que le Brexit n'est pas l'avenir de l'Europe », a-t-il déclaré.

    Enfin, lors de son allocution, Jean-Claude Juncker a également demandé plus de soutien financier au continent africain.

    Je m'associe à l'appel du Haut-commissaire aux Nations-unies pour réinstaller 40 000 réfugiés originaires de Libye et des pays voisins.
    Jean-Claude Juncker devant le Parlement européen le 13 septembre 2017 13/09/2017 - par Béatrice Leveillé Écouter

    (avec AFP)

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