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    Europe

    Référendum en Catalogne: la pression continue d'augmenter de tous bords

    media Un manifestant pro-référendum aux pieds des Mossos d'Esquadra, les policiers catalans, à Barcelone, le 21 septembre 2017. REUTERS/Jon Nazca

    Le coup de force policier a conduit à l'arrestation de 13 dirigeants catalans et à 22 perquisitions. Les indépendantistes catalans ont manifesté dans les rues de Barcelone, et les radicalisations politiques se renforcent.

    Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

    « La loi, le respect de la loi, tout est là ». C'est ce que dit La Vanguardia, le grand quotidien de Catalogne, ce jeudi matin. Pour ce titre, ce n'est pas l'Etat Espagnol qui piétine les droits fondamentaux, ce sont les séparatistes qui n'ont pas respecté la légalité et « ils en paient aujourd'hui le prix ».

    Le quotidien de référence national El Pais abonde dans le même sens en affirmant que le leader sécessionniste Puigdemont ment en disant que Madrid a imposé l'état d'urgence. C'est seulement la loi qui s'impose sur « l'aventurisme ». La vraie victime, soutient le journal en ligne Infolibre, c'est la liberté aussi bien du côté de Madrid que du côté de Barcelone. Car le pire dit ce journal ce sont « les divisions, qui sont désormais profondes et difficilement réparables ».

    Autre conséquence désastreuse de l'affrontement entre le pouvoir central et le séparatisme, c'est le fait que l'unité de l'Etat espagnol ait été brisée. Certains partis de l'opposition disent que le gouvernement Rajoy a conduit à l'état d'urgence, et Podemos affirme qu'il faut autoriser le référendum d'autodétermination.

    « Nous assistons aujourd’hui en Catalogne à quelque chose d’extrêmement grave, s'alarme Benoît Pellistrandi, historien spécialiste de l’Espagne. La presse espagnole, je cite ici El Pais qui est un journal libéral de centre-gauche, qui estime que "la posture des indépendantistes constitue un véritable coup d’Etat contre le Constitution démocratique de 1978". On est donc vraiment dans l’utilisation d’un vocabulaire extrêmement lourd de signification et peut-être dans un tournant de l’histoire espagnole, et sans aucun doute dans la plus grave crise que la démocratie espagnole n’ait jamais traversée depuis justement son rétablissement en 1978. »

    Radicalisation et divisions

    Pour protester contre les arrestations récentes, des milliers de personnes sont descendues dans le centre de Barcelone mercredi. La garde civile a saisi, ce mercredi 20 septembre, en Catalogne près de dix millions de bulletins de vote qui devaient être utilisés pour le référendum d'autodétermination que les indépendantistes veulent organiser le 1er octobre. Une consultation à laquelle Madrid est bien déterminée à s’opposer par tous les moyens.

    Des perquisitions ont été menées dans plusieurs bureaux de l'exécutif catalan à Barcelone, notamment la présidence, les départements des Affaires économiques et des Affaires extérieures. Treize personnes, dont le bras droit du vice-président, Oriol Junqueras, ont été arrêtées. Pour protester contre ces arrestations, des milliers de personnes sont descendues dans le centre de Barcelone.

    A dix jours du référendum, la tension monte et le risque de radicalisation est grand, et « déjà là, poursuit Benoît Pellistrandi, parce que le mouvement indépendantiste est extraordinairement kaléidoscopique d’un point de vue politique. Il n’y a pas de majorité au Parlement catalan, sans le secours du petit parti ultra radical de la Candidature d'unité populaire (CUP) qui est un mouvement d’extrême gauche et qui a fait pression depuis trois mois pour forcer à ce référendum. Et du coup, il y a déjà une radicalisation du côté des indépendantistes. »

    Le président catalan, Carles Puigdemont, accuse de son côté Madrid d'avoir imposé de facto l'état d'urgence.

    A quinze jours de cette consultation interdite par la justice espagnole, le gouvernement de Mariano Rajoy a décidé de passer à l’action. Il est forcé d’agir pour empêcher l’escalade, d’autant qu’une partie de population réclame cette action, estime Barbara Loyer, enseignante-chercheuse à l'Institut français de géopolitique à l'université Paris VIII et spécialiste de la géopolitique de l'Espagne :

    « Ce qu’ils veulent à tout prix empêcher, c’est qu’il puisse y avoir la déclaration d’une République catalane indépendante le lendemain du référendum, s’il pouvait se tenir. La situation est extrêmement tendue. La population catalane est extrêmement divisée. Je pense qu’il y a une bonne partie de la population qui réclame à la fois en Espagne et en Catalogne cette action du gouvernement. Un bon nombre aussi d’intellectuels, de journalistes font des éditoriaux sur la nécessité d’agir, disent que le gouvernement aurait dû agir même en 2014 lorsqu’il y a eu une consultation à ce sujet. Donc là, la réclamation par une partie de la population est forte. Puis par ailleurs, s’ils laissaient les choses s’installer, ils ne pourraient pas forcément les contrôler parce qu’il y a un mouvement de masse en Catalogne qui représente sans doute une moitié de la population et qui est déjà extrêmement organisé pour tenir la rue. »

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