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    Europe

    Brexit: la presse britannique pointe le numéro d'équilibriste de Theresa May

    media La Première ministre britannique, Theresa May, le 22 septembre à Florence. REUTERS/Maurizio Degl'Innocenti/Pool

    L'ensemble des journaux britanniques consacrent leur Une au discours de Theresa May à Florence avec un même constat : la branche d'olivier tendue à l'UE par la Première ministre revient à geler le processus.

    Dans un discours prononcé à Florence, en Italie, vendredi 22 septembre, la Première ministre a plaidé pour un « Brexit soft » (doux) comprenant une période de transition d'environ deux ans.

    Retour en arrière. En janvier, et Theresa May professait un Brexit « dur » et une rupture « claire et nette » avec l'UE. Mais c'était aussi avant sa déconfiture aux législatives de juin et la difficile ouverture, dans la foulée, des négociations avec ses partenaires européens. Soucieuse de rassurer ces derniers, Theresa May a longuement répété que, malgré sa sortie de l'Union européenne, le Royaume-Uni n'avait aucune intention de leur « tourner le dos ». « La réussite de nos négociations est dans l'intérêt de tous », a-t-elle insisté.

    Point clef de son discours, elle a proposé une période de transition d'« environ deux ans » après le Brexit - soit jusqu'en 2021 - pendant laquelle les relations liant l'UE au Royaume-Uni resteraient en l'état, afin de pouvoir assurer un divorce « en douceur et ordonné ».

    De l'avis général, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix, l'offre de Theresa May à Bruxelles revient à appuyer sur le bouton pause et à retarder le Brexit de deux ans en gardant les mêmes arrangements, mais en perdant sa voix au chapitre à partir de 2019 au sein des institutions européennes.

    Le quotidien financier pro-européen Financial Times note que l'« esprit constructif » du discours de Florence a été prudemment salué par les 27 qui demandent malgré tout des « clarifications » et des « actes concrets ».

    Les tabloïds pro-Brexit ne sont eux pas satisfaits par cette pause et estiment que Theresa May est « sur la corde raide » entre les pressions de Bruxelles et les factions opposées de son parti.

    Pour l'éditorialiste du Times, en retardant le Brexit, la dirigeante a choisi de « jouer la montre », car, si elle sait que la meilleure chose à faire est de passer par une transition, son gouvernement reste, lui, divisé quant à la destination finale et elle a besoin de temps.

    Même constat, mais plus amer, dans le très pro-européen Guardian : au-delà d'une « mise en scène inutilement théâtrale à Florence », le seul intérêt de ce discours est d'un côté de changer de ton vis-à-vis de Bruxelles en reconnaissant qu'un Brexit dur n'est pas réaliste dans le temps imparti par l'article 50, et d'un autre côté de persuader une audience britannique que Theresa May n'a pas perdu le contrôle de la situation et qu'elle tente de faire taire les divisions au sein de son parti.

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