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    Référendum en Catalogne: les indépendantistes restent mobilisés

    media Manifestation en faveur du référendum d'indépendance à Barcelone, le 22 septembre 2017. REUTERS/Susana Vera

    Considérable concentration de citoyens catalans dans les rues de Barcelone, à la suite des arrestations mercredi dernier de 14 hauts fonctionnaires catalans, accusés de préparer en sous-main le référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre. Depuis mercredi, les manifestations ne cessent pour exiger la libération de ces personnes, au nom des droits fondamentaux. Vendredi, des centaines de gens se sont concentrés à l'entrée de la « cité de la justice », à Barcelone, où quelques hauts fonctionnaires sont encore retenus par les forces de l'ordre.

    Avec notre envoyé spécial à BarceloneFrançois Musseau

    Retraités, jeunes, cadres ou fonctionnaires, il y a là une grande diversité de citoyens. Pas question pour eux de rentrer chez eux ou d'aller au travail, avant de voir la sortie des hauts fonctionnaires placés en garde à vue par la justice espagnole, soupçonnés d'organiser le référendum de la discorde.

    Francesco, éducateur, n'a pas de mot assez dur contre les méthodes espagnoles : « Je suis là pour revendiquer la mise en liberté de prisonniers politiques, chose qui au XXe siècle n'arrive que dans les pays dictatoriaux ».

    Tous ici partagent une même conviction. Il ne s'agit pas seulement de défendre le droit à l'autodétermination, il s'agit de défendre la liberté d'expression. Beaucoup font référence au franquisme.

    Manuel est retraité : « Quand tu te rends compte de tout ce qui s'est passé tout au long de notre histoire et qui se répète, je ne peux le tolérer ».

    Curieusement, même les plus jeunes font allusion à la dictature franquiste. Pour eux, l'Espagne, Madrid, n'a pas changé. Il y a toujours, disent-ils, la même culture autoritariste, répressive.

    Laura est étudiante : « C'est triste de voir qu'à mes 22 ans je suis en train de vivre des choses que des gens de 80 ans ont vécus ».

    Les manifestants affirment qu'ils continueront à sortit dans la rue pour défendre le gouvernement catalan, pour résister pacifiquement, disent-ils, face à la police espagnole. Ils disent aussi que l'indépendance verra le jour, maintenant ou dans un avenir pas si lointain.


    Au cœur du conflit, la polémique monte concernant l'encadrement policier

    A Barcelone, les séparatistes affirment que les forces espagnoles, police nationale et garde civile, sont de plus en plus nombreuses, poursuit notre correspondant. De source officielle, on compte quelque 11 000 policiers espagnols et 16 500 Mossos, les policiers catalans, pris  en sandwich entre la légalité espagnole et la « légitimité catalane ».

    A chaque fois qu'apparait un véhicule de la garde civile ou de la police nationale, des centaines de gens sifflent, crient, protestant, comme s'il s'agissait de forces d'occupation. Depuis l'arrestation mercredi de hauts fonctionnaires catalans, le malaise est grandissant par les nombreux indépendantistes qui occupent les rues : ils sont convaincus que les gardes civils et les policiers nationaux sont de plus en plus répressifs.

    Ce qui est sûr, c'est que leur nombre a augmenté. Le ministère de l'Intérieur a renforcé les effectifs, gelé leurs vacances, et loge des centaines de polices dans deux bateaux de croisière au large de Barcelone et de Tarragone. Il y a ici un sentiment très partagé d'être entouré par les militaires d'un pays ennemi. Il y a aussi le sentiment que les Mossos, les policiers régionaux, sont forcés d'obéir au diktat des Espagnols. Une situation qui, on peut l'imaginer, renforce le sentiment séparatiste.

     

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