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    Europe

    STX: accord en vue entre Français et Italiens

    media Le logo de STX France, lors d'une conférence de presse à Saint-Nazaire, en janvier 2017. REUTERS/Stephane Mahe

    D’après le journal Le Monde, le groupe italien devrait prendre le contrôle de 50% des chantiers de Saint-Nazaire. Des révélations qui interviennent quelques heures avant le sommet franco-italien de Lyon ce mercredi soir, où la décision officielle est attendue. Il s’agirait donc de l'accord équilibré que les deux Etats espéraient, à l'issue de plusieurs mois de négociations tendues. Mais c'est un équilibre subtil, d'après les indiscrétions du Monde.

    A en croire Le Monde, les deux parties auront ce soir de quoi se réjouir. Fincantieri, groupe italien détenu majoritairement par l'Etat italien souhaitait 51% du capital de STX France. Ce serait le cas, en pratique, d'après le journal. Fincantieri acquerrait 50% mais, et c'est là la subtilité, 1% du capital supplémentaire lui serait prêté par la partie française, pour une période de 12 ans.

    Donc, les Italiens auront bien le contrôle effectif de STX mais en cas de désaccord, la partie française pourra reprendre le contrôle. Toujours selon Le Monde, des évaluations régulières seront faites entre Français et Italiens pour examiner au fur et à mesure l’état de l'entreprise et le respect des engagements pris.

    Du côté français, il y aura les parts de l'Etat ainsi que celle du groupe public militaire Naval Group (ex-DCNS) qui détiendrait de 10 % à 15 % du capital avec un droit de véto sur les décisions stratégiques. Les intérêts du secteur militaire français seraient donc bien préservés. Ce qui était l'une des principales préoccupations de Paris, faisant notamment monter la tension cet été entre les deux Etats.

    Négociations tendues et brouille estivale

    Car si la compagnie italienne à capitaux publics Fincantieri exigeait depuis des mois d’obtenir 51% du capital (estimant cette prétention d'autant plus légitime qu'avant lui, des Coréens détenaient 66% de ce même capital), de son côté, le gouvernement français ne souhaitait plus accorder les 55% promis aux Italiens par le précédent exécutif.

    Au cœur de l’été, Paris en est venu à faire valoir son droit de préemption et à nationaliser les chantiers de Saint-Nazaire, afin de sauvegarder les 7 000 emplois du site. Suscitant un tollé du côté de Rome.

    La manœuvre française était destinée à éviter également de faire passer sous pavillon italien un site stratégique, si primordial pour l’industrie de défense française, en particulier pour la construction des sous-marins nucléaires et des porte-avions. En cause, les liens de Fincantieri avec la Chine, qui font redouter le transfert du savoir-faire français en Asie.

    Après la brouille estivale, les négociations avaient repris au niveau politique. Il s’agissait de ramener les Italiens à de meilleurs sentiments. Les diplomates, les fonctionnaires et les ministres français s'y sont attelés ces dernières semaines. Une nouvelle proposition a été faite aux Italiens. Il s’agit de constituer « une alliance entre les industries navales militaires française et italienne dans le domaine des bâtiments de surface avec l’ambition de constituer à terme un leader mondial », d’après l’annonce faite le 5 septembre dernier par la ministre française des Armées, Florence Parly.

    Le rêve d’un leader européen global ?

    Lancer sur le long terme un futur géant de la construction navale, civile et militaire, avec à la manœuvre Fincantieri, les chantiers de Saint-Nazaire et un leader français du militaire, Naval Group ? L'idée ne déplait pas aux Italiens. Mais ce rêve d'un leader européen global ne risque-t-il pas de se fracasser contre la réalité de deux Etats aux positions parfois antagonistes, en particulier en Méditerranée ?

    Pour Jean François Daguzan, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, plusieurs dossiers importants pour les Italiens ne coïncident pas avec les objectifs français. « Dans le dossier libyen, explique-t-il, l’Italie défend le gouvernement en place, dit "de Tripoli", alors que la France joue sur les deux tableaux avec un soutien désormais évident au général Haftar ».

    Sans oublier que Paris a « oublié » d’inviter l’Italie à sa conférence sur la Libye pour la paix et la reconstruction, en juillet dernier. Un manque de confiance qui s’est aussi manifesté par le refus net de Paris d'ouvrir les ports français pour aider l'Italie à faire face à la crise migratoire.

    Pourtant, l'idée d'une alliance à long-terme, et dont le schéma n'est pas encore fixé encore, ne manque pas d'intérêt. Fincantieri et Naval Group se connaissent. Ils ont déjà travaillé ensemble à plusieurs reprises, comme pour le programme FREMM qui vise depuis 2005 à renouveler la flotte de surface des marines française et italienne. Sur plusieurs points, Fincantieri et Naval Group sont complémentaires et pourraient constituer un solide attelage européen face à la concurrence internationale.

    Pour aplanir les divergences, là encore des réunions régulières devraient avoir lieu, croit savoir le journal Le Monde. Un groupe de travail sera créé pour réunir des représentants des deux Etats.

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