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    Europe

    Face aux aspirations des Kurdes d'Irak, la véhémence grandissante d'Erdogan

    media Une nouvelle statue visible à Kirkouk, pour rendre hommage aux combattants kurdes des Pershmergas. Photo datée du 23 septembre 2017. REUTERS/Ako Rasheed

    La Turquie ne décolère pas contre le référendum d'indépendance organisé au Kurdistan irakien le 25 septembre. Le président Recep Tayyip Erdoğan a menacé de fermer la frontière terrestre avec cette région frontalière et de stopper les exportations pétrolières kurdes via son pays. Mais il joue aussi sur une rhétorique martiale et laisse entendre que son armée pourrait intervenir.

    Avec notre correspondante à Istanbul,  Anne Andlauer

    Coup de bluff ou menace sérieuse ? Les chars turcs déployés depuis le 18 septembre en face du Kurdistan d’Irak vont-ils traverser la frontière, et précipiter la Turquie dans une nouvelle aventure militaire ?

    Si rien ne l’indique pour l’instant, les dirigeants à Ankara suggèrent très lourdement qu’une telle option n’est pas exclue.

    « Elle est sur la table », a même dit cette semaine le président Recep Tayyip Erdoğan, prévenant que son pays pourrait « arriver une nuit sans prévenir » chez son voisin kurde irakien.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine, le 28 septembre 2017 à Ankara. Kayhan Ozer/Presidential Palace/Handout via REUTERS

    Vers une intervention ?

    Ünal Çeviköz, ancien ambassadeur de Turquie en Irak entre 2004 et 2006), ne croit pas à une incursion armée. Ankara aurait bien du mal, selon lui, à en justifier la légitimité et la légalité au regard du droit international.

    « Le référendum sur l’indépendance ne signifie pas qu’un Kurdistan indépendant va forcément voir le jour », rappelle-t-il.

    « Pour qu’Ankara commence à envisager sérieusement une intervention militaire, estime Ünal Çeviköz, il faudrait a minima un changement du statu quo en Irak : l’éclatement du pays et la proclamation d’un Etat kurde indépendant. »

    Stratégie de la tension

    « Et même dans un tel scénario, conclut le diplomate, l’option militaire devrait être considérée avec la plus extrême prudence. Pour l’heure, je pense donc qu’il s’agit simplement d’une démonstration de force. »

    Quelles que soient ses intentions, la Turquie entretient cette stratégie de la tension. Le Parlement a prolongé le 23 septembre dernier une motion autorisant l’envoi de soldats en Irak, un mois avant la date prévue.

    Et le gouvernement vient d’annoncer une hausse des taxes visant à renforcer son budget militaire de plus de 2 milliards de dollars.

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