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    Europe

    Brexit: méfiance et frustration à Londres après le sommet de Bruxelles

    media La Première ministre britannique Theresa May s'avance sur le podium pour donner une conférence de presse au sommet de l'UE à Bruxelles, le 20 octobre 2017. REUTERS/Francois Lenoir

    Au dernier jour du sommet à Bruxelles, les dirigeants de l'UE ont fait un geste envers la Première ministre britannique Theresa May sous pression au Royaume-Uni pour faire avancer les négociations sur le Brexit. Les Vingt-Sept ont donné leur « feu vert » pour commencer à plancher « en interne » sur la deuxième phase des négociations. C'est-à-dire la future relation commerciale entre les deux parties, ainsi que sur une éventuelle phase de transition après la date officielle du Brexit, le 29 mars 2019. Comment a été interprétée cette « main tendue » de retour à Westminster ?

    Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

    Si la bonne volonté affichée par les Vingt-Sept a permis à la Première ministre britannique de se déclarer « optimiste », les plus farouches Brexiters ne s'y sont pas trompés : l'un de leurs porte-parole, le député conservateur Bernard Jenkin, estime d'ailleurs que la concession des dirigeants de l'Union n'est qu'un « effet d'optique ».

    En effet, si le ton a ostensiblement changé lors de ce sommet de Bruxelles, sur le fond, le problème reste le même : le montant final de la facture à payer pour que le divorce entre Londres et l'UE soit entériné et que les deux partenaires passent aux négociations sur leur future relation commerciale.

    Il se murmure que Theresa May serait prête à payer beaucoup plus que les 20 milliards d'euros proposés lors de son discours de Florence et la dirigeante ne l'a pas nié devant les journalistes à Bruxelles.

    Mais si c'est le cas, elle s'expose à de gros problèmes de retour à Downing Street : un chèque beaucoup plus conséquent fait à l'UE est inconcevable pour beaucoup d'électeurs qui ont voté pour la sortie avec la promesse que le pays récupérerait ses fonds.

    C'est aussi une hérésie pour nombre de conservateurs, à commencer par les ministres pro-Brexit au sein de son cabinet. Le résultat de ce sommet ne soulève donc pour le moment que méfiance et frustration en attendant le prochain rendez-vous en décembre.

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