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    Europe

    Catalogne: inquiétude perceptible dans les deux camps

    media Place Sant Jaume à Barcelone, les manifestants brandissent des bannières appelant à la «libération des prisonniers politiques», le 3 novembre 2017. REUTERS/Albert Gea

    Des centaines d'indépendantistes catalans ont manifesté vendredi 3 novembre à Barcelone, une mobilisation pour réclamer la libération de ceux qu'ils appellent les prisonniers politiques, huit ex-ministres catalans accusés de sédition. Quatre autres ministres sont toujours réfugiés en Belgique avec le président destitué Carles Puigdemont. Ils sont désormais visés par un mandat d’arrêt européen. La semaine a été mouvementée en Catalogne, où la société est divisée entre indépendantistes et pro-unité.

    Avec notre correspondante à BarceloneLeticia Farine

    La société catalane s’est vraiment divisée en deux camps adverses. A tel point que certains ont cessé de parler de politique, voire cessé de parler tout court, à certains membres de leur famille ou à leurs amis pour éviter les affrontements.

    Mais le problème, c’est que la situation semble bien partie pour durer, et avec elle, la tension entre les indépendantistes et les pro-unité. Une chose est sûre, les émotions des indépendantistes sont passées par des montagnes russes cette semaine.

    S’ils ont célébré pendant quelques jours la déclaration d’indépendance, leur joie n’a été que de courte durée, puisque tous attendaient nerveusement de voir quelles mesures prendraient Madrid et la justice à l’encontre du gouvernement régional.

    Appréhension et indignation du côté des indépendantistes

    Le départ de Carles Puigdemont leur a donné de l’espoir, mais l’annonce de la détention provisoire des huit membres de l’exécutif catalan a sonné le glas. L’appréhension a alors fait place à l’indignation, et depuis, les indépendantistes s’organisent.

    En l’espace de deux jours, ils se sont rassemblés pas moins de cinq fois, en soutien à ceux qu’ils appellent leurs prisonniers politiques. Et ce n’est pas fini. Des rassemblements sont prévus ce dimanche 5 novembre, avant la grande manifestation du week-end prochain.

    Mes collègues et moi allons bien, nous sommes sereins. Mais la situation est désolante et terrible. Je pense que les mesures prises sont disproportionnées. […] Je lance un appel à toutes les formations politiques, mais aussi aux autorités de l'Etat, au Premier ministre Rajoy, aux présidents du Parlement et du Sénat, pour qu'ils s'interrogent sur leurs convictions démocratiques et politiques et qu'ils prennent l'initiative de prendre en charge cette situation parce que nous ne la résoudrons pas dans les tribunaux. Nous ne pouvons la résoudre qu'à travers un processus politique
    L'ex-ministre catalan Santi Vila, le seul des neuf ministres incarcérés à avoir été relâché sous caution parce qu'il était le seul à avoir démissionné du gouvernement le jour précédent la proclamation de l'indépendance 04/11/2017 - par Carlotta Morteo Écouter

    Satisfaction mais inquiétude pour les pro-unité

    Quant aux pro-unité, on les entend moins depuis la manifestation du dimanche 28 octobre, où ils étaient des centaines de milliers à se rassembler pour protester contre l’indépendance de la région. Mais ils sont bien là, et comme tous les Catalans, leurs conversations ces derniers jours tournent également autour de l’actualité.

    S’ils sont beaucoup à se dire satisfaits de la décision de la justice ce samedi 4 novembre, ils restent nombreux à être inquiets pour l’avenir de la Catalogne. Ils craignent notamment que les indépendantistes l’emportent lors des élections du 21 décembre 2017 convoquées par Madrid et que toute cette crise ne soit qu’un énième retour en arrière.

    Ce qui s'est passé ces derniers jours est du ressort de la justice, qui comme chacun le sait, dans un Etat de droit comme l'Espagne, est indépendante, autonome et n'est pas contrôlée par le gouvernement […] Et il existe des outils internationaux pour s'assurer que ceux qui tentent de s'y soustraire soient mis à disposition de la justice. Ce qu'espère le gouvernement, c'est que cette période d'instabilité, cette période de détérioration économique et sociale, cette période de détérioration de la coexistence entre les Catalans, prenne fin. Qu'elle prenne fin avec les résultats de ces élections
    Iñigo Mendez de Vigo, porte-parole du gouvernement conservateur 04/11/2017 - par Marie Normand Écouter

    Les élections du 21 décembre seront au cœur de toutes les discussions ce samedi en Catalogne où plusieurs partis politiques doivent se réunir pour faire le point sur leur candidature.

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