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    Europe

    Allemagne: un infirmier suspecté d’avoir tué 106 personnes

    media Niels Högel cache son visage lors de son procès à Oldenburg, le 9 décembre 2014. REUTERS/Fabian Bimmer

    Niels Högel, un infirmier allemand de 41 ans, est soupçonné d'être à l'origine de 106 décès de patients, généralement tués par injection médicamenteuse. Cette affaire, unique dans l'histoire judiciaire allemande contemporaine, n’est pas terminée puisque le nombre de victimes pourrait encore s'alourdir.

    Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

    L'affaire est sans précédent dans les annales judiciaires allemandes. Elle débute en 2005 lorsque Niels Högel est surpris par une collègue en train de faire une piqûre non prescrite à un patient dans la clinique de Delmenhorst, en Basse-Saxe. Cela lui vaudra une condamnation en 2008 pour tentative de meurtre.

    Puis, les confidences de l'infirmier à un codétenu et à un psychiatre sur un nombre de victimes bien plus important font rebondir l'enquête en janvier 2014. L’an dernier, la responsabilité de Niels Högel a été avérée dans 33 décès. Mais ce chiffre a ensuite triplé l’été dernier avec 90 victimes.

    Désormais, le bilan est de 106 morts. 134 corps ont été exhumés dans 67 cimetières. 200 cas suspects existent. Mais le nombre de patients tués par Niels Högel ne pourra sans doute jamais être connu avec certitude. Des cadavres ont par exemple été incinérés, ce qui rend toute analyse toxicologique impossible.

    L'infirmier tuait « par ennui », a-t-il confessé. Il faisait des piqûres à des patients et tentait ensuite de les réanimer.

    Cette affaire pose par ailleurs le problème des dysfonctionnements des deux hôpitaux concernés. La justice a ouvert des procédures contre d'anciens responsables de ces établissements.

    Chronologie et chiffres clés
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