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    Turquie: des ouvriers du textile impayés interpellent Zara

    media Pour les syndicats turcs, Zara est responsable de ces ouvriers laissés à l'abandon. GETTYImages

    En Turquie, la fermeture d'une usine de textile commence à faire du bruit. 155 ouvriers de cette usine d'Istanbul n'ont pas été payés durant plusieurs mois, le patron a ensuite mis la clé sous la porte du jour au lendemain. Sauf que cette usine était un fournisseur du géant espagnol Zara. Et les travailleurs ont décidé de sonner l'alerte en lançant une campagne : ils ont glissé dans les vêtements des magasins un message qui explique leur situation. Une campagne qui a connu un joli succès, notamment sur les réseaux sociaux.

    Avec notre correspondant à Istanbul,  Alexandre Billette

    L'usine Bravo Tekstil a été fermée il y a plus d'un an, mais rien n'y fait malgré des mises en demeure, des rencontres avec Zara, des manifestations devant le consulat espagnol.

    Depuis trois semaines le syndicat de l'usine a opté pour un autre moyen. Glisser dans les vêtements de Zara un message : « Je n'ai pas été payé pour fabriquer ce que vous achetez. »

    Une méthode qui a porté ses fruits, explique cette ouvrière qui a participé à la campagne. « On en a mis un peu partout, sur les cintres, dans les poches des vêtements. Et les consommateurs ont réagi tout de suite : " Zara, paie les ouvriers. " On a vu ces messages passer », explique-t-elle.

    Pour Asalettin Aslanoglu, le responsable du syndicat Disk, ce sont ces grandes entreprises qui doivent assurer le respect des droits des travailleurs. « Si les travailleurs de l'usine Bravo ne reçoivent pas leur salaire, c'est évident que d'autres petites usines vont fermer de la même manière. Et les premiers responsables, ce sont ces grandes marques, tout le monde doit bien le comprendre », affirme-t-il.

    Et le syndicaliste le promet : il est prêt à poursuivre la campagne et à même à l'étendre à travers l'Europe, puisque les vêtements fabriqués par Bravo étaient distribués à l'échelle du continent.

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