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    Europe

    Echec des négociations allemandes: le pays dans l'attente

    media La chancelière sortante, Angela Merkel, fait face à sa crise la plus sérieuse depuis son accession au pouvoir. Berlin, le 20 novembre 2017. REUTERS/Axel Schmidt

    Le président allemand Frank-Walter Steinmeier veut se donner du temps. Alors que les négociations pour former une coalition entre conservateurs, écologistes et libéraux ont échoué, il annonce qu'il va faire le tour des partis susceptibles de participer à un gouvernement sous l'égide d'Angela Merkel. La chancelière se dit de son côté prête à de nouvelles élections. L'Allemagne fait l'expérience d'une paralysie de ses institutions et la presse se fait l'écho ce mardi 21 novembre de l'inquiétude des électeurs.

    Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

    La presse allemande revient encore ce mardi sur l’analyse de la soirée de dimanche avec la rupture des négociations entre chrétiens-démocrates, écologistes et libéraux. Le quotidien conservateur Die Welt regrette une chance perdue qui aurait contribué à remettre en cause des traditions poussiéreuses en surmontant les clivages politiques.

    A l'opposé, le magazine Der Spiegel respire : « L’Allemagne s’épargne un gouvernement sans vision et sans projet. » Le quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung a une phrase assassine sur le patron du parti libéral : « Il veut être Emmanuel Macron ou au moins Sebastian Kurz (le conservateur autrichien). Mais il n’est que Christian Lindner. »

    Sur l’avenir, on peut lire dans le même journal ce mardi un vibrant appel aux sociaux-démocrates en faveur d’une nouvelle grande coalition : « Le SPD est le parti de la solidarité, il en va de la solidarité avec le pays. » Le journal conservateur Frankfurter Allgemeine rappelle à propos d’un gouvernement minoritaire que « l’ombre du régime de Weimar poursuit l’Allemagne jusqu’au XXIe siècle ».

    La presse souligne la faiblesse de la chancelière. Le quotidien Berliner Zeitung parle du début de la fin de l'ère Merkel. Au-delà, Frankfurter Allgemeine s'inquiète des conséquences de ce blocage interne pour l’Europe : « Berlin a attendu des années d’avoir un partenaire français à nouveau dynamique. C’est le cas aujourd’hui, mais maintenant c'est l’Allemagne qui est en crise. »

    Les électeurs dans l'expectative face à cette situation de blocage

    Depuis dimanche soir, le grand jeu consiste à savoir qui est responsable de la rupture des négociations. Le parti libéral, qui a claqué la porte, a été beaucoup critiqué. Les Allemands rencontrés à Berlin ont des avis partagés. « J'ai l'impression que le FDP avait planifié les choses, donc les libéraux sont les responsables », dit cet homme. « Je me réjouis que le FDP ait rompu les négociations, parce ce que ça n'aurait pas marché », affirme cette Berlinoise.

    Même si la durée des négociations, un mois, avait réduit l'enthousiasme des Allemands pour une « coalition jamaïcaine », cette solution avait le soutien d'une majorité d'électeurs qui aujourd'hui sont critiques. « Je suis choquée. On vote et ils n'arrivent pas à se mettre d'accord. C'est vraiment dommage », regrette une Berlinoise.

    Deux options se présentent désormais : un gouvernement Merkel minoritaire, avec les risques d'instabilité qui y sont liés, ou bien de nouvelles élections, la solution préférée des électeurs d'après un sondage réalisé depuis dimanche soir. « Une telle incertitude, c'est frustrant. Je suis pour de nouvelles élections s'il n'y a pas d'autre solution », dit cet électeur.

    Un autre se dit « sceptique pour de nouvelles élections car ça pourrait profiter aux populistes de l'Alternative pour l'Allemagne ». Une chose est sûre, depuis son interview télévisée de lundi, Angela Merkel sera la candidate de son parti si de nouvelles élections ont lieu. Cette dame lui fait confiance : « Angie est une femme forte. Elle va s'en sortir ! »

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