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    TPIY: l'attente du verdict dans le procès de Mladic, le «boucher des Balkans»

    media L'ancien général Ratko Mladic, jugé par le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie, a encore des partisans: fresque murale à Gacko, en Bosnie-Herzégovine, le 8 novembre 2017. REUTERS/Dado Ruvic

    Le TPiY, Tribunal pénal international pour l'ex-Yougosalvie, rend ce mercredi matin son jugement dans le procès de Ratko Mladić, le chef militaire des Serbes de Bosnie, la Republika Srpska. L'ancien général, arrêté en 2011 après seize ans de cavale, est accusé d'être le principal artisan des horreurs des près de quatre ans du siège de Sarajevo et surtout du génocide de Srebrenica à l'été 1995. Ratko Mladic, 74 ans, surnommé «le boucher des Balkans» risque une peine très lourde, son alter ego politique Radovan Karadzic ayant écopé d'une peine de quarante ans de prison. L'audience s'est ouverte à 10h du matin en présence de l'ancien chef militaire serbe qui a dû être évacué en fin de matinée.

    Selon le procureur du TPiY, « les vrais héros, les seuls héros sont les survivants qui sont venus à la Cour, ceux qui ont survécu dans une fosse commune pendant des heures et qui, des années plus tard, sont venus raconter leur histoire et affronter les coupables ».

    Le verdict, c'est «la lumière au bout du tunnel»

    Ils attendent avec impatience le verdict à l'encontre de Ratko Mladić. Des dizaines de victimes ont fait le voyage vers La Haye ce mercredi. Parmi eux Jasmin Meković, président de l'Association des anciens détenus de Bosnie. Pour l'ensemble du conflit, plus de 200 000 personnes ont été détenues dans des camps de sinistre mémoire qualifiés souvent de camps de concentration comme Omarska ou Prijedor.

    Selon Jasmin Meković beaucoup de crimes commis en Bosnie n'auraient pas été jugés s'il n'y avait pas eu le TPiY. « Ce tribunal a fait un très bon travail même s'il aurait pu faire plus ; en tout cas, ça a été la lumière au bout du tunnel et ça a poussé les justices nationales à faire leur travail. Ratko Mladić était le maître de la vie et de la mort ; c'était le stratège principal et sous ses ordres étaient l'ensemble des forces de la Republika Srpska, rappelle Jasmin Meković au micro de notre envoyé spécial à La Haye, Pierre Benazet.

    J'espère que sa responsabilité sera confirmée et qu'il sera condamné pour le génocide de Srebrenica. Je souhaite que le monde ait à l'avenir la chance d'éviter que naisse à nouveau quelqu'un comme Ratko Mladić. »

    De très lourds chefs d'accusation

    Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie accuse Ratko Mladić de génocide, de complicité dans le génocide, d'extermination, de persécutions, de meurtres, déportation, attaques contre des civils et prise d'otages, ce qui constitue cinq crimes contre l'humanité, et quatre violations des lois et coutumes de la guerre.

    En tant que commandant en chef des formations paramilitaires serbes de Bosnie, Ratko Mladić est considéré comme le responsable du siège de Sarajevo et du massacre de Srebrenica. Le siège de Sarajevo, mené par les Serbes, d'avril 1992 à février 1996 a fait, selon les sources, entre 5 000 et 10 000 victimes dont beaucoup de civils, parmi les musulmans de Bosnie.

    Le massacre de Srebrenica, qualifié à plusieurs reprises comme un génocide par le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et par la Cour internationale de justice, a eu lieu en juillet 1995. 

    ► à (re)lire : Srebrenica, la mémoire divisée

    Ratko Mladić sera le dernier responsable yougoslave jugé par le TPiY. Créé en 1993 au plus fort des guerres de Bosnie et de Croatie, le tribunal doit fermer ses portes à la fin de l'année aussi pour les partisans de la justice internationale, ce jugement devra être exemplaire.

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