GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 13 Juillet
Samedi 14 Juillet
Dimanche 15 Juillet
Lundi 16 Juillet
Aujourd'hui
Mercredi 18 Juillet
Jeudi 19 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Russie: Alexeï Navalny interdit de candidature à la présidentielle 2018

    media Alexei Navalny (à droite, le bras tendu), lors de la remise à la commission électorale de son dossier de candidature pour la présidentielle 2018, à Moscou, le 24 décembre 2017. REUTERS/Nikolai Isayev

    Ça n’est pas vraiment une surprise, mais c’est désormais officiel : Alexeï Navalny ne pourra pas se présenter à la présidentielle russe du 18 mars 2018. La Commission électorale a refusé sa candidature à l’unanimité, sur la foi de sa condamnation en justice, début 2017. L’opposant à Vladimir Poutine dénonce des déboires judicaires fabriqués dans le seul but de l’empêcher de participer aux élections.

    Douze voix pour, aucune contre. Les membres de la Commission électorale russe ont fait preuve d’une belle unanimité ce lundi après-midi, pour empêcher Alexeï Navalny d’être candidat à la présidentielle. L’argument ne varie pas : le juriste de 41 ans a été condamné en février dernier à cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds.

    Ce « crime grave » lui interdit de se présenter avant 2028, puisqu’il « prive toute personne reconnue coupable de la possibilité de participer à des élections pendant dix ans à compter de la date d’exécution ou d’annulation de la peine », a précisé Boris Ebzeyev, membre de la Commission.

    Plusieurs milliers de personnes étaient pourtant venues apporter dimanche leur soutien à la candidature de l’opposant, à Moscou et en province. Dans la soirée, son dossier avait été déposé à la Commission électorale, qui avait cinq jours pour étudier l’étudier. Finalement, une nuit aura suffi.

    Alexeï Navaly est venu assister aux délibérations publiques, entouré de ses partisans. Il a été autorisé à prendre la parole devant les membres de la Commission. Ce qui a donné lieu à un vif échange avec Ella Pamfilova, sa présidente, témoigne notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche.

    Ainsi, pour Navalny, l’argument judiciaire ne tient pas, dans la mesure où ses condamnations ont justement été fabriquées dans le but de l’écarter de la présidentielle. Il s'est notamment appuyé sur la position de la Cour européenne des droits de l'homme. L’opposant réclame « un candidat qui pourra dire clairement tout ce qui passe dans le pays : l’absence de perspective, la pauvreté, etc. ». Il considère que « c’est justement la raison » pour laquelle les autorités ne le laissent pas participer à l’élection ».

    L'échange qui ressemblait à un dialogue de sourds puisque Pamfilova a répondu que sa fonction ne lui permettait pas de contester une décision de justice et qu'elle ne faisait qu'appliquer la loi.

    Navalny appelle au boycott du scrutin

    Aux yeux de l'opposant numéro 1 à Vladimir Poutine, la présidentielle russe « n'est pas une vraie élection ». En mars 2018 ne vont s'affronter « que Poutine et les candidats qu'il a personnellement sélectionnés et qui ne constituent pour lui aucun danger, des candidats qui n’ont jusque-là pas mené campagne et qui ne le feront pas ».

    → (Ré)écouter : présidentielle 2018 en Russie: vers Poutine IV ?

    Alexeï Navalny compte désormais transformer les dizaines d’état-majors de campagne qu’il a ouverts à travers le pays en « bureaux de grève des élections ». Avec ses partisans, il compte notamment contrôler le taux de participation, qu'il accuse le Kremlin de vouloir falsifier. Il entend aussi « faire campagne contre cette imitation d’élection et convaincre les gens de ne pas participer, parce que dans ces conditions, venir dans un bureau de vote, ça signifie voter pour la fraude et la corruption, voter contre l’avenir du pays ».

    Sur le réseau Twitter, il a écrit ceci : « Le Kremlin voit nos stratégies et invente des méthodes de riposte. Nous devons nous aussi nous adapter et imaginer quelque chose de nouveau. »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.