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    Europe

    Des milliers de manifestants pro-kurdes défilent en France et en Allemagne

    media La police allemande a dispersé une manifestation pro-kurdes à Cologne suite à la présence de slogans du PKK, le 27 janvier 2018. REUTERS/Thilo Schmuelgen

    La police allemande a ordonné samedi la dispersion d'une manifestation tendue de près de 20 000 Kurdes à Cologne dénonçant l'offensive turque en Syrie. Les forces de l’ordre ont justifié cette dispersion en raison de la présence dans le cortège de nombreux symboles du PKK, interdits dans le pays. Plusieurs milliers de personnes se sont également rassemblées à Paris et à Marseille en soutien aux Kurdes.

    Aux cris de « Erdogan dictateur », les quelque 15 à 20 000 manifestants de Cologne se sont ébranlés en milieu de matinée dans une atmosphère tendue. Face à eux, près de 2 000 policiers étaient mobilisés. La manifestation a été stoppée à mi-parcours du fait de la présence des symboles du PKK, une organisation classée terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux et dont il est interdit de montrer les symboles en public.

    La police allemande a ensuite raccompagné le cortège vers son point de départ, sans incidents majeurs. Les forces de l’ordre ont néanmoins dû utiliser du spray irritant pour disperser quelques protestataires qui voulaient continuer à marcher. Deux personnes ont été interpellées.

    Un million de Kurdes vivent en Allemagne ainsi que trois millions de personnes d'origine turque. Les relations sont tendues entre les deux communautés et l'Allemagne s'inquiète d'un risque d'importation du conflit turco-kurde sur son sol, rappelle notre correspondante à Berlin, Nathalie Versieux. L'intervention des forces de l'ordre a été critiquée par l'opposition néo-communiste qui accuse Berlin de se « mettre à genoux devant Erdogan ».

    En France aussi, des manifestations pro-kurdes, d'ampleur plus limitée, ont eu lieu samedi. Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans le centre de Paris derrière une banderole tenue par une demi-douzaine de femmes affirmant que « le fascisme truc d'Erdogan sera enterré à Afrin ».

    Rassemblement à Paris

    Au pied de la statue de la République, des dizaines de manifestants ont étendu un drapeau aux couleurs du Kurdistan. Tous sont venus dénoncer l’offensive turque initiée la semaine dernière, et non justifiée selon eux.

    « Afrin fait partie des régions qui n’ont pas été touchées par la guerre en Syrie. C’était un territoire qui servait de refuge, se désole Kurt Remi, un Français d’origine kurde. Il n’y a aucun cas précis que l’on peut citer aujourd’hui qui justifierait cette intervention de la Turquie, le massacre de civils, c’est révoltant ».

    Cette opération, baptisée « rameau d’olivier », vise les groupes considérés comme « terroristes » par Ankara. Cela inclut la milice kurde YPG, l’unité de protection du peuple kurde. Une aberration pour Under Kara, 27 ans. « Si aujourd’hui le YPG était une organisation terroriste, alors pourquoi la France, alors pourquoi les Etats-Unis d’Amérique, alors pourquoi l’Allemagne ont aidé le YPG à combattre sur les fronts en Syrie et à repousser Daech, un peu partout dans le monde ? »

    Outre le régime turc, c’est aussi la communauté internationale qui est critiquée, comme l’explique Lorat Kok, étudiant en commerce. « Ce qu’on dénonce surtout, je pense, c’est le silence de la communauté internationale sur ce qui se passe là-bas parce que les Kurdes ils ont défendu pendant des mois et des mois toute la communauté contre Daech et aujourd’hui on voit des pays qui restent silencieux par rapport à ça et c’est choquant je trouve. »

    Le cortège a ensuite pris la direction de la place de la Bastille dans le calme. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a quant à lui annoncé ce samedi vouloir étendre son opération jusqu’à la frontière syrienne.

    (Avec AFP)

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