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    Europe

    Russie: Alexeï Navalny arrêté en pleine manifestation de l'opposition à Moscou

    media Des partisans de l'opposant Alexeï Navalny réunis à Moscou pour prôner le boycott de l'élection présidentielle de mars prochain, ce dimanche 28 janvier 2018. Alexander NEMENOV / AFP

    Situation tendue en Russie ce dimanche 28 janvier 2018. L'opposant principal au pouvoir, Alexeï Navalny, appelait à manifester dans une centaine de villes. Mais la police fait pression sur le candidat écarté de la présidentielle de mars prochain. Alors qu'il appelle au boycott du scrutin, il a été interpellé à Moscou, a-t-il annoncé sur Twitter.

    « On vient de m'arrêter. Cela n'a aucune importance. Venez sur Tverskaïa. Vous n'êtes pas venus ici pour moi, mais pour vous et votre futur », a tweeté Aleweï Navalny ce dimanche. La police s'était d'abord rendue à son domicile, mais il n'y était pas. C'est donc en pleine manifestation qu'elle a dû l'interpeller.

    L'opposant s'était rendu rue Tverskaïa, dans le centre de Moscou, où il n'a pas pu rejoindre ses partisans réunis place Pouchkine. « Voleurs ! Vous avez cinq minutes pour partir ! », a-t-il lancé. Puis : « Ça y est, ils arrivent, ils sont déjà là », alors qu'une dizaine de policiers se précipitaient vers lui pour l'intercepter.

    Ses soutiens ont tenté en vain de s'interposer, et Alexeï Navalny a été emmené de force dans un camion aux vitres fumées. Près de 90 personnes auraient été arrêtées, selon un décompte réalisé à 11 h GMT par le site spécialisé OVD-Info. Plusieurs milliers d'opposants avaient répondu à l'appel dans le pays.

    La place Pouchkine était l'un des deux lieux de rassemblement des partisans d’Alexeï Navalny à Moscou. Les manifestants se sont déplacés de cette place vers une autre, située à quelques centaines de mètres, revenant ensuite sur leurs pas. Une manifestation circulaire, peu de slogans, quasiment pas de panneaux.

    Le simple fait de porter une pancarte peut en effet entraîner une arrestation, le rassemblement étant de facto considéré comme illégal par les autorités russes et par la police, qui a été déployée massivement sur les deux places et le long de l’avenue qui les relie, explique notre correspondant, Daniel Vallot.

    A la mi-journée, malgré la forte présence policière, les partisans de M. Navalny se disaient déterminés à défiler et à dire leur opposition à un scrutin qu’ils qualifient de supercherie. « Nous appelons au boycott de cette élection, car sans la participation de Navalny elle n’aura aucune légitimité », confiait un participant.

    Les manifestants sont souvent très jeunes. Il s'agit de lycéens, d'étudiants pour la plupart, qui sont conscients du risque encouru, le risque d’arrestation. « Nous sommes prêts à prendre ce risque, disent-ils, pour défendre la démocratie face à un système qui ne respecte pas nos droits. »

    Il faut sans doute une certaine dose de détermination et de courage pour braver de la sorte les autorités russes à l'appel d'Alexeï Navalny. Toutes les personnes qui ont osé battre le pavé des rues de la capitale russe ce dimanche risquent en effet des peines d'incarcération pouvant aller jusqu'à un mois ferme.

    Je n’aurais pas pu rester chez moi, il fallait que je vienne ici, c’est notre destin d’être ici. Notre génération ne comprend pas que nos conditions de vie soient aussi mauvaises. Les plus âgés se souviennent des années 1990 et pensent que la Russie de Poutine est dans une meilleure situation. Mais notre génération est née alors que Poutine était président, nous avons vécu toute notre vie avec Poutine au pouvoir et nous avons besoin d’autre chose. Nous avons besoin de la liberté d’expression, et nous voulons une vie meilleure, c’est tout! Si je suis venu ici, c’est que cette situation me met en colère. Nous ne voulons pas de Poutine. Nous pensons qu’il n’est pas notre président légitime
    Le témoignage d'un manifestant ayant décidé de répondre à l'appel d'Alexeï Navalny 28/01/2018 - par Daniel Vallot Écouter

    → Écouter sur RFI : « Dans six ans, la Russie sera dans une situation bien pire »

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