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    Vives réactions à Kiev après l’adoption par la Pologne d’une loi sur la Shoah

    media Pour Varsovie, il s'agit d'éviter que l'on utilise l'expression «camp de la mort polonais». Sur la photo: l'entrée du camp de concentration d'Auschwitz. AFP/ BARTOSZ SIEDLIK

    Une loi très controversée a été votée dans la nuit de mercredi à jeudi par le Sénat polonais. Si elle est destinée à défendre l'image du pays, elle mécontente les Etats-Unis et Israël qui accuse Varsovie de vouloir « réécrire l'histoire et nier l'Holocauste ». Cette loi punit notamment d'amendes ou de peines de prison toute personne faisant un lien entre la Pologne et la Shoah. Pour les conservateurs au pouvoir dans le pays, il s'agit d'éviter que l'on utilise l'expression « camp de la mort polonais ». L'Ukraine est aussi mécontente, car selon Kiev cette loi contient des dispositions « inacceptables ».

    Si les principales accusations viennent d'Israël et des Etats-Unis et concernent la référence à la Shoah, notamment le fait que cette nouvelle loi, destinée à défendre l'image de la Pologne, peut être interprétée comme une tentative de nier de l'Holocauste, les Ukrainiens ne sont pas contents non plus.

    Ainsi, le président ukrainien Petro Porochenko a protesté ce jeudi. Pour lui, la loi polonaise contient des « dispositions absolument biaisées et catégoriquement inacceptables ». Il s'agit de la possibilité de poursuivre en justice ceux qui nient les crimes commis par les nationalistes ukrainiens entre 1925 et 1950.

    Pour Kiev, il s'agit d'un traitement unilatéral de l'histoire, qui aboutirait à présenter les Ukrainiens uniquement comme des « nationalistes criminels » et des collaborateurs du troisième Reich.

    Et la présidente de la commission parlementaire ukrainienne pour les Affaires étrangères, Ganna Gopko, ne décolère pas. Pour elle, les hommes politiques polonais sont en train de franchir les lignes rouges dans les relations avec l'Ukraine.

    En somme, Varsovie glisserait vers une dictature chauviniste dans laquelle l'intérêt politique prévaut sur la vérité historique. Des parlementaires de Kiev pensent que la nouvelle loi, qui doit encore être signée par le président polonais Andrzej Duda, crée une ambiance de tension et d'intimidation pour près d'un million d'Ukrainiens qui vivent en Pologne.


    Le Premier ministre polonais défend la loi

    Avec notre correspondant à Varsovie, Damien Simonart

    Mateusz Morawiecki est apparu l'air grave peu après 20 heures à la télévision polonaise jeudi. Dans une allocution enregistrée, il explique que la Pologne a été la première victime du troisième Reich et justifie la loi controversée votée au Parlement. « Les camps où des millions de juifs ont été assassinés n'étaient pas polonais. Diminuer la responsabilité des auteurs réels de l'Holocauste et l'attribuer à leurs victimes est une des formes les plus abominables de mensonge. »

    D'après cette loi, quiconque attribuerait à l'Etat ou à la nation polonaise des crimes commis par les nazis allemands en Pologne occupée encourrait jusqu'à trois ans de prison. Pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ce texte revient à nier la participation de certains Polonais à l'Holocauste. Son homologue polonais n'en démord pas. « Nous comprenons les émotions en Israël. Il faudra beaucoup de travail pour qu'on puisse raconter ensemble notre histoire souvent compliquée. Répandre la vérité sur l'Holocauste n'est pas un devoir réservé à l'Israël. C'est aussi un devoir de la Pologne », a poursuivi Mateusz Morawiecki.

    Un devoir qui selon certains historiens tourne au fiasco. Jamais l'expression erronée « camp de la mort polonais » n'aura été autant prononcée dans le monde.

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