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    Europe

    Turquie: le président Erdogan reçu par le pape François au Vatican

    media Le président turc Recep Tayyip Erdogan, accueilli par l'archevêque Georg Gänswein à son arrivée au Vatican ce lundi 5 février 2018. REUTERS/Alessandro Bianchi

    Le président turc a été reçu par le pape, ce lundi 5 février 2018 à Rome. Une visite historique. Au cœur des discussions : la question de Jérusalem, reconnue capitale d'Israël par Washington début décembre. Depuis, la Turquie ne décolère pas et le pape François conteste également cette décision. Un point commun. Car pour le reste, les relations entre le Vatican et Ankara ont été plutôt tendues ces derniers temps.

    Avec notre correspondant à Rome,  Olivier Bonnel

    Pour la première fois depuis 59 ans, un chef d'Etat turc a été reçu dans le plus petit Etat du monde ce lundi. Recep Tayyip Erdogan, en retard mais souriant, s'est rendu au palais apostolique du Vatican, où l'attendait un pape François à la mine plus fermée. Les deux hommes ont passé près de 50 minutes ensemble.

    C’est une ville de Rome et un Saint-Siège sous très haute sécurité qui a accueilli le président turc. Les abords du Vatican avaient été fermés à la circulation, la place Saint-Pierre vidée, des dizaines de policiers fouillaient les visiteurs et des hélicoptères tournaient dans le ciel de la ville éternelle.

    Au menu de leur rencontre, l’accueil de nombreux réfugiés sur le sol turc, mais aussi le statut de la ville de Jérusalem, que le président turc avait mis au sommet de son agenda. Le pape comme M. Erdogan avaient plaidé jusqu’ici pour le statu quo, à rebours de la position américaine. Voilà pour les points d’accords.

    Pour le reste, ils sont en désaccord sur la région. Alors qu'Ankara mène des bombardements en Syrie, le Saint-Siège plaide pour que cessent les armes. Le pape a offert à son hôte un médaillon représentant un ange étranglant le démon de la guerre, « le symbole d'un monde basé sur la paix et la justice », a-t-il dit.

    La Turquie mène des raids à Afrin. De quoi mettre en colère le Saint-Siège, qui prône dialoque et désescalade. Le climat est tendu ; à quelques encablures du Vatican, au pied du château Saint-Ange, des Kurdes manifestaient en fin de matinée pour dénoncer un « crime contre l’humanité » à Afrin.

    → À relire : La Turquie rappelle son ambassadeur au Vatican

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