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    Europe

    Europe: des OGM interdits distribués à des animaux

    media Des OGM interdits en Europe ont ét distribués à des animaux (photo d'archives). Christophe Carmarans / RFI

    Des produits destinés à l’alimentation animale, conçus en France par le géant japonais de l’agroalimentaire Ajinomoto à partir d’organismes génétiquement modifiés non autorisés, ont été ensuite distribués en Europe, y compris dans des pays très opposés aux OGM. Une affaire qui révèle une faille importante dans la législation européenne.

    D’après le journal Le Monde, l’alerte a été donnée par la France le 28 septembre 2017. Après une réunion d’urgence et des enquêtes dans plusieurs Etats, la Commission européenne a prévenu le 19 janvier 2018 les pays concernés que des aliments contenant « une biomasse non autorisée, produite à partir d’OGM, ont été illégalement administrées à des animaux ».

    Deux usines, filiales françaises du japonais Ajinomoto, ont exporté, entre 2016 et 2017, 7 530 tonnes de matière première vers une société belge. Celle-ci a ensuite fabriqué des dizaines de milliers de tonnes d’aliments composés pour animaux, qui ont été expédiés vers des pays extra-communautaires.

    Mais différents intermédiaires ont brouillé les pistes et ces aliments ont aussi été distribués dans des pays qui interdisent les OGM, comme la Serbie et la Turquie.

    Questions juridiques et de traçabilité

    En 2008, l’Agence européenne de sécurité alimentaire, l’EFSA, faute de pouvoir garantir la sécurité des consommateurs, avait refusé d’autoriser l’incorporation de ces produits dans l’alimentation des vaches et des porcs, raison pour laquelle Ajinomoto s’est alors tourné vers l’exportation. Mais d’intermédiaires en intermédiaires, la traçabilité s’est perdue.

    L’affaire révèle des problèmes de fonctionnement des autorités de contrôle tant nationales qu’européennes. Elle pose également des questions importantes : comment des pays qui interdisent les OGM ont-ils pu en recevoir sans le savoir ? Et la Commission européenne doit-elle continuer à autoriser la commercialisation de produits interdits destinés à l’exportation, au risque de les retrouver sur son marché ?

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