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    Europe

    Elections en Italie: qui pour gouverner le pays?

    media Une femme passe devant des affiches électorales du Mouvement 5 étoiles et de Forza Italia, à Pomigliano D'Arco, près de Naples, le 21 février 2018. REUTERS/Alessandro Bianchi

    En Italie c'est « la journée du silence », 24 heures avant les élections de dimanche 3 mars 2018. C’est-à-dire que les commentaires politiques sont interdits dans les médias jusqu’à la fin du vote. Ce qui n’empêche pas de jauger les forces politiques en présence.

    En Italie, les derniers sondages disponibles placent en tête une coalition hétéroclite de la droite et de l'extrême droite, qui réunit le parti Forza Italia de l'ancien Premier ministre Silvio Berlusconi et deux formations d'extrême droite, Fratelli d'Italia de Giorgia Meloni et La Ligue, présidée par Matteo Salvini. Juste derrière, on retrouve le Mouvement 5 étoiles, formation créée en 2009 par le comique Beppe Grillo, à 28 %.

    Des chiffres à prendre cependant avec prudence. Ces sondages datent d’il y a deux semaines, en raison des lois électorales italiennes qui interdisent les études d’opinion plus proches de la date du scrutin. Or deux semaines en politique, cela peut être très long, d’autant plus que plusieurs millions d’Italiens étaient alors encore indécis.

    ■ Le Mouvement 5 étoiles, premier parti d’Italie ?

    Le Mouvement 5 étoiles, qui avait déjà créé la surprise en 2013, a les moyens de devenir le premier parti d’Italie. Ce n’est plus son fondateur qui mène la bataille, mais Luigi di Maio, 31 ans, qui lui a succédé en 2017.

    Cette transformation est significative. « Dans ce type de mouvement, quand le leader change, tout change », explique Jeremy Dousson, auteur de Un populisme à l’italienne ?, comprendre le Mouvement 5 étoiles. Même si l’héritage de Beppe Grillo existe, le rapport aux autres partis politiques évolue. Ainsi, Luigi di Maio envisage des alliances, idée que le créateur du mouvement rejetait. Résultat, il y a en quelque sorte actuellement « deux Mouvements 5 étoiles qui cohabitent derrière le même logo », estime Jeremy Dousson.

    Sur le plan économique, là où le M5S avait un programme initialement keynésien, Luigi di Maio a introduit une part de choc fiscal ainsi que des mesures « beaucoup plus en ligne avec ce que fait Trump aux Etats-Unis », remarque Jeremy Dousson.

    ■ La coalition entre Berlusconi et l’extrême droite bien positionnée

    Face au Mouvement 5 étoiles, Silvio Berlusconi est accompagné pour son énième retour sur le devant de la scène de deux partis clairement identifiés à l’extrême droite. Fratelli d'Italia a repris dans son logo le sigle d'un ancien mouvement néo-fasciste, le Mouvement social italien, et affiche sa xénophobie et sa proximité avec le parti d'extrême droite français Front national.

    → (RE)LIRE : Italie, élections législatives sur fond de tensions xénophobes

    Quant à La Ligue, anciennement connue sous le nom Ligue du Nord, elle a quitté son berceau historique du nord de la péninsule pour s'implanter partout dans le pays. Elle affiche l'ambition de devenir l'équivalent italien du Front national et de gagner le pouvoir.

    Mais cette coalition est incertaine tant les forces qui la composent ne s'entendent pas sur grand-chose en terme de programme électoral, estime Anne Marijnen, maître de conférences en sciences politiques à l'Université Paris 8.

    ■ Le centre-gauche à la traîne

    La coalition de centre gauche, qui regroupe le Parti démocrate, actuellement au pouvoir, deux petites formations des centristes et les radicaux d'Emma Bonino, n’est quant à elle placée qu’en troisième position par les sondeurs. Pour tenter de mobiliser ses électeurs, mais aussi ceux de la gauche radicale, Matteo Renzi a appelé dans ses meetings au vote utile. Il affirme que seul le vote Parti démocrate peut empêcher l’extrême droite de parvenir au pouvoir et brandit la menace d’un accord post-électoral entre Ligue et M5S.

    « Le Parti démocrate est en grand déclin, débordé sur sa gauche par une scission importante. Vraisemblablement, Matteo Renzi est en train d'observer avec inquiétude les potentiels résultats de ce parti. On lui reproche beaucoup de ne pas avoir su maintenir le parti uni et de risquer ainsi de contribuer à la défaite de la gauche », observe Anne Marijnen.

    La menace d'un pays ingouvernable

    Les Italiens devront-ils retourner aux urnes après les élections de ce dimanche ? Le scénario n'est pas improbable tant les résultats sont incertains. Aucune majorité claire ne se dessine, les tractations en coulisse vont bon train, mais le jeu des alliances s'annonce très compliqué. La formation d'un gouvernement technique est une des hypothèses.

    La situation inquiète autant les électeurs que les élus. Emilio del Bono, maire démocrate de Brescia, dans le nord du pays, redoute un pays ingouvernable. « Plus on a avancé dans la campagne, plus le Parti démocrate s'est renforcé, mais pas suffisamment pour que le centre gauche soit en mesure de former un gouvernement. De l'autre côté, l'alliance de droite n'aura pas non plus un nombre de voix suffisant pour gouverner seule. Même chose pour le Mouvement 5 étoiles », pronostique-t-il. 

    Difficile dans de telles circonstances de former un gouvernement stable et solide. Pour le maire de Brescia, seul le président de la République, par son autorité et grâce aussi à la pression de l'Union européenne, pourrait permettre la mise en place d'un gouvernement de très large coalition, qui aille au-delà d'une alliance entre le Parti démocrate et Forza Italia. « Mais il reste à savoir qui on pourra rassembler ».

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