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    Europe

    UE: la nomination de Selmayr à la Commission européenne devient le «Selmayrgate»

    media Martin Selmayr, secrétaire général de la Commission, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et Clara Martinez Alberola, directrice de cabinet, le 7 mars 2018 à Bruxellles. REUTERS/Eric Vidal/File Photo

    Les députés européens, réunis en séance plénière à Strasbourg, ont débattu de ce qu'on appelle déjà l'affaire Martin Selmayr, du nom de ce fonctionnaire européen, proche du président de la Commission Jean-Claude Juncker, qui vient d'être nommé Secrétaire général à la Commission européenne, à la tête donc de la fonction publique européenne. Une nomination qui fait grincé des dents au Parlement européen aussi. 

    De notre correspondante à Strasbourg, Joana Hostein

    Le Commissaire européen, responsable du personnel, aura eu bien du mal à défendre la nomination de Martin Selmayr. Il a eu beau rappeler que la nationalité et les affinités n’ont joué aucun rôle, que seules les compétences ont compté et que les règles ont été scrupuleusement respectées, les critiques ont fusé de toutes parts.

    A gauche on dénonce la méthode. « Lorsque vous essayez de nous faire croire que quelqu’un qui est nommé secrétaire général adjoint pour trois minutes, pour pouvoir échapper aux règles de nomination par l’extérieur et être nommé par le tour intérieur, est une procédure normale pour devenir secrétaire général à la tête de 33 000 personnes, je vous dis : vous nous prenez pour des imbéciles ! », s'enflamme Pascal Durand, eurodéputé écologiste.

    Même à droite, dans le camp de Jean-Claude Juncker, qui a pris la décision de nommer Martin Selmayr à la tête de l’administration, on critique vivement ce choix. « Toute nomination ne doit pas être une prise de pouvoir de la haute administration, au mépris des règles de procédure ou grâce à de petits arrangements entre amis », s'indigne Françoise Grossetête, membre du PPE, Parti populaire européen.

    Une nouvelle affaire dont on se serait bien passé, résume-t-on à Strasbourg alors que le projet européen est dans la tourmente et que les eurosceptiques ont le vent en poupe.

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